Archive for septembre, 2009

J151 – Oui… Mais non ! 27 septembre

Mercredi, 30 septembre, 2009

Pas de coqs pour nous réveiller, juste quelques bourrés en pleine nuit, il fallait s’y attendre ! Aujourd’hui la grande forme n’est pas au rendez-vous. J’ai encore mal au ventre, j’ai la tête comme une pastèque, mais nous nous bougeons quand même un peu, du moins jusqu’à la table du petit-déjeuner !

Rien d’exceptionnel, un jafel aux œufs, même pas de banana pancake les amis ! Puis nous nous renseignons à la réception pour louer une mobylette. 50.000 la manuelle, c’est bien la première fois que nous en louons une à ce prix là… Mais à Kuta, le vendeur est roi. Impossible à bargain. Nous roulons en théorie direction le sud ouest de l’île pour assister entre autre au coucher de soleil dans un temple, le plus beau de l’île parait-il ! Sauf qu’en route, la motivation n’y est plus. On s’arrête au Mac Do pour profiter de la connexion gratuite. Je suis en retard dans le blog ! Sauf que la connexion est vraiment mauvaise… Nous n’avons que le temps de découvrir que le blog ne fonctionne pas très bien ! Allez demi-tour, nous rentrons sur Kuta travailler un peu le blog. Tant pis pour le temple, le coucher de soleil.

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Rue de Kuta

Par chance nous trouvons enfin un café avec wifi. On se pose, buvons un verre et sommes les rois du clavier. Azz répare le blog, et je poste pendant plus de deux heures quelques news, consciente que certains préfèrent le live… Patience, patience je rattrape mon retard ! Les yeux commencent à nous piquer nous décidons de reprendre cette activité demain. Pour le moment une petite glace sur la plage fera l’affaire… Il parait que les couchers de soleil de Kuta ne sont pas mal n’ont plus !

Nous nous posons sur la magnifique plage peuplée d’un nombre impressionnant de touristes. Du coup on se fait embêter par les vendeuses de sarong, les masseuses, les manucures… Laissez nous tranquille, on veut juste le coucher de soleil… On l’aura mais des touristes trouvent qu’il est bien plus beau s’ils se mettent debout devant nous… Pffffffff ! Enervant ! Définitivement nous ne sommes pas faits pour ce genre d’endroit !

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Nous quittons les lieux, mangeons dans un super restaurant où le personnel essaye de nous voler 10.000 Rps… Une grande pensée pour Vanessa et le pauvre bobo d’Amed et ses malheureux 1.000 Rps ! Puis il est temps de faire un peu de shoping ! Azz trouvera un super short/bermuda genre surfeur et moi un petit short et un petit t-shirt, le tout en solde !

J150 - En route pour Kuta… Encore ?! 26 septembre

Mercredi, 30 septembre, 2009

Le réveil sonne à 1h30, l’heure pour les copains de s’en aller… Comme souvent on se sent nostalgique, abandonnés. Mais c’est le jeu, nous ne sommes partis qu’à deux et forcément en cours de route nous tombons sur des copains avec qui nous partageons de bons moments et qu’il faut quitter… En attendant, bonne route les copains !

Notre réveil sonnera quelques heures plus tard. Nous quittons également Kuta Lombok (appelé également Kuté) pour Kuta Bali. La route est dégelasse, des trous partout. On se rappelle avec émotions les routes d’Asie du Sud Est que nous avons parcourues et qui étaient dans le même état, abimées par les bombardements… Ici aucunes excuses, en Indonésie rien n’est bien entretenu, même les hôtels. C’est bien dommage…

On patiente au port dans un petit bistrot. Plus le temps passe, plus il se remplit de touristes. L’heure tourne, pas de bateau en vue. On entend pourtant une sirène au loin, mais comme personne ne vient nous chercher personne ne bouge… Puis soudain il faut courir, prendre les sacs et courir vers le ferry, prêt à partir. Dans le bateau, c’est l’anarchie, nous n’avons pas de place attribuer alors il faut ruser car nous avons 4 heures de bateau devant nous. Premier niveau, tout est pris. Deuxième niveau, nous sautons in extrémistes sur deux places et ne bougeons plus. Nous regardons autour de nous. Toutes les places sont prises par des indonésiens. Certains cèdent leur place moyennant quelques roupias… Nous ne les reverrons plus dans le bateau et soupçonnons que la première sirène soit pour appeler les indonésiens et les carotteurs puis la seconde pour les vaches à lait. Je ne sais pas pourquoi mais je vis vraiment pas bien cette carotte. Tout le bateau est un grand n’importe quoi. On cherche à nous vendre des bouteilles d’eau à un prix fou, des chanteurs nous disent qu’on est obligé de payer car ils ont chanté en Indonésien, d’autres se rapprochent un peu trop de ma poitrine et font semblant de trébucher pour me la toucher… Je découvre une nouvelle Indonésie, très loin des javanais du Kawa Ijen.

p1130547-aaaaaaaaaaaL’anarchie dans le bateau

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Vu du bateau avant de partir

Le trajet est affreux. Il fait chaud dans le bateau, une fournaise. Pas de ventilateur, pas de fenêtre. Juste des bambins qui hurlent. J’ouvre mon livre (les cerfs-volants de Kaboul… Merci Mam !) puis ferme les yeux. J’ai mal au ventre, j’ai chaud, et voilà la tête qui s’y met… Je dors pour faire passer ce mauvais moment. A mon réveil je suis trempée… Je soupçonne la brochette mangée dans la rue d’être à l’origine de mes maux. Azz à côté de moi est concentré sur son autoformation. Je ne l’ai jamais vu aussi investi pour le travail… Le tour du monde, ça change un homme ! Je me plonge dans mon livre, passionnant… Je n’arrive pas à décocher, même quand le bateau arrive à quai. Je bouquine sac sur le dos, puis dans le van pour Kuta avec ma lampe frontale. Merci Mam.

Nous arrivons à Kuta, qui n’a rien à voir avec son homologue de Lombok. Des bars dans tout les sens, des boites de nuit, des boutiques de fringues de luxes, des surfs shop, des restaurants et des touristes bourrés ou habillés en mini-jupe léopard pour la plupart… Dans quelle planète nous sommes tombés ! On trouve un hôtel pas trop cher, mais impossible de businesser. Il y a trop de touristes ici, si ce n’est pas nous, il y en aura d’autres.

Fin de soirée dans un boui-boui excentré, donc dans le budget ! Puis on se couche, épuisés !

Flash info - Bien arrivés à Darwin - 29 septembre

Mardi, 29 septembre, 2009

G’Day ! Ou bonjour en version australienne !

Courir contre le temps pour rattraper mon retard était une chose. Aujourd’hui la fatigue me freine à mettre le blog à jour… En effet nous sommes arrivés ce matin à 3h30 à Darwin et avons essayé de dormir dans l’aéroport mais il faisait trop froid ! Trop de clim et pas de couverture…  Nous avons fini par rejoindre notre auberge à 6h00… Par chance deux lits étaient libre et nous avons pu y dormir avant le check-in…

Aujourd’hui nous n’avons pas chômé : ouverture d’un compte en banque avec Frank, notre banquier, puis achat d’un téléphone portable… Dés que je publie cette news, je pense qu’on va courir visiter un van ou deux, le but étant de quitter rapidement Darwin et de trouver un job…

Voilà tout va bien pour nous !

Bisous à tous !

Azz&Del

J149 – Du surf à Grupuk - 25 septembre

Mardi, 29 septembre, 2009

Réveil de bonne heure. Ce matin, nous surfons avec Bruno et Linh, deux jeunes indonésiens. Ils nous emmènent à bord de leur 4×4 pour la plage voisine de Grupuk. Nous découvrons la route qui longe la côte… Elle est trouée sauf autour du Novotel, où le goudron est nikel… Il y a quelques années un projet hôtelier a avorté, mais il laisse ces quelques traces goudronnées. Nous craignons cependant avec l’arrivée du futur aéroport un regain du projet…

Après trente bonnes minutes de voiture, nous débarquons dans un tout petit village. Il n’y a rien… Juste quelques habitations en bois. On se demande s’il y a l’électricité… Comment va évoluer ce village… Très vite nous nous retrouvons sur un bateau de pêcheur, Azz un haut de lycra sur le dos. Nous traversons l’anse. Dans le bateau nous cherchons avec impatience les surfeurs. Où allons-nous surfer ? Où est le coin des débutants ! Nous cherchons une plage mais c’est au beau milieu de l’eau que nous sommes largués avec nos planches.

Nos professeurs nous ont briefés sur la plage, il n’y a plus qu’à mettre en application. Plus facile à dire qu’à faire. Première chose : s’assoir sur la planche… Ca a l’air simple mais il faut trouver le centre de gravité de la planche et gérer son équilibre, tout ça avec quelques vagues qui viennent nous fouetter… Les premiers essais ne sont très concluants mais nous font bien rire !

Après cette première épreuve, nous devons nous allonger sur notre planche et nager à l’aide de nos bras vers les plus grandes vagues… Ca se complique, ça se complique ! Notre équilibre précaire tient le coup, mais c’est plus difficile qu’on le pensait de nager qu’avec les bras. La planche est large et nous empêche une certaine liberté de mouvements. Les vagues nous fouettent et nous renversent… Mais nous finissons par nous trouver dans le coin tant convoité des surfeurs ! On lutte contre les vagues qui nous tapent, puis nos profs nous disent de nous retourner de façon à avoir les vagues dans le dos. Azz et son prof s’éloignent un peu de moi. Je le vois prendre une vague, très rapidement il se met debout !! Il va loin, très loin ! Je suis bluffée ! Je dois y arriver moi aussi, ça à l’air trop bien ! Linh me sort de mes rêves et me dit de commencer à nager avec cette fois les vagues dans le dos… Le grand moment est arrivé !

Je nage aussi vite que je le peux. Ce n’est pas évident. Puis tout à coup je sens que ça devient de plus en plus facile, d’ailleurs je n’ai plus rien à faire, ma planche avance toute seule ! Je suis allongée sur la vague ! Bruno que je croise un peu plus loin me dit de me mettre debout ! J’avais complètement oublié que ça se passait debout le surf ! Allez, je me mets sur mes genoux, puis rapidement debout… Incroyable, ça tient, je suis debout sur la vague !! Je flotte sur l’eau, je vole sur l’eau… Je ne sais pas trop en fait, mais les sensations sont supères ! J’ai l’impression d’aller vraiment vite… Enfin j’avais l’impression d’aller vite, me voilà à l’eau… Je ne sais pas trop ce que j’ai fait, car vraiment une fois debout on a l’impression que la planche est fixée dans la vague et que rien ne peut la décliper…

Je veux recommencer, je veux recommencer ! Sauf que là il faut ramer avant de pouvoir reprendre une vague… Je suis loin du coin des surfeurs. Je vois qu’Azz est encore plus loin… Allez je rame, je devrais bien y arriver… Tout se passe bien quand j’affronte la fin des vagues. Mais quand les vagues sont importantes, je n’arrive pas à passer outre. Je suis emportée dans le rouleau qui m’entraine vers le fond. Je me rappelle des conseils d’un franco-irlandais rencontré hier, ne pas paniquer au risque de remonter trop tôt et de se cogner la tête avec sa planche… Alors je patiente, je me soumets à cette machine à laver, en retenant mon bas de maillot de bain qui fuit avec le rouleau. Je patiente, mais mes poumons ont leur limite. Allez je remonte, une main qui tient le maillot de bain, l’autre au dessus de ma tête. Par chance je ne me cogne pas, mais je me rends compte que le rouleau m’a emmené au point de départ. Azz est maintenant devant moi ! Je me repose un peu sur la planche. Tant pis pour les vagues qui me ramènent en arrière. C’est fatiguant de pagayer comme ça. Il me faudra bien 15 minutes pour remonter au point de surfeurs. Azz est fatigué aussi, il vient de plus loin que moi ! Azz se remet en selle, il repart à toute vitesse, toujours très loin, peut-être trop loin. Mon deuxième essai ne sera pas concluant : je ne suis pas poussée par la vague, mais vers le fond. Je tiens mon maillot d’une main et de l’autre je me tiens la figure. Je viens de me prendre un coup de planche dans le nez, je connais des sensations plus agréables.

En une heure de surf, j’aurai réussi à surfer deux vagues, je me serais faite emporter par trois sans réussir à les prendre, je me serais fait mal au nez et mal au pouce gauche (un mauvais coup sûrement…). Mais j’ai vraiment beaucoup aimé, cette sensation de liberté, de voler. Mais je suis rassasiée, je me pause sur le bateau, pendant que je vois mon pauvre Azz lutter avec les vagues pour remonter. Il me rejoint sur le bateau, il est KO mais plus téméraire que moi, car il y retournera !

Le reste de la journée, nous bullons ! Nous sommes lessivés mais vraiment contents ! Nous retrouvons nos copains en fin de journée avec qui nous mangeons, pour la dernière fois. Demain ils retournent en France. Nous voilà encore orphelins. A chaque fois on rencontre des gens supers, on s’attache et voilà qu’ils s’en vont… Les risques du métier, certainement ! Ils ont rendu leur hôtel car ils partent dans la nuit pour l’aéroport de Mataram. Ils passent donc la soirée chez nous, mais chacun est fatigué ! Nous regardons quelques épisodes de How I met your mother et sombrons chacun notre tour dans un court sommeil.

p1130546-aaaaaaaaaaaPas beaucoup de photos, juste un Azz pensif !

J148 – Opération ATM - 24 septembre

Mardi, 29 septembre, 2009

Comme je le disais précédemment, Lombok est bien différente de Bali. Nous sommes à Kuta et il n’y a pas un distributeur de billets ! Et forcément après avoir payé la plongée en cash nous sommes presque tout nus ! Et pour faire le plein de billets, nous devons louer une mobylette et rouler une quarantaine de kilomètres vers la ville de Praya.

Après avoir découvert notre « ville » de jour et la plage voisine, nous louons une mobylette pour Praya. Concernant Kuta, c’est une route avec côté plage des boutiques de souvenirs, des shops, des restaurants et de l’autre côté des hôtels. Rien de plus, rien de moi. La rue est crade, les enfants nous harcèlent pour nous vendre des colliers de perles en plastiques aves un coquillage en guise de médaillon, des jeunes entamés par l’alcool travestissant leurs noms indonésiens pour des noms à consonance occidental (Elvis Tokyo, Ricky, Bruno, Eddy…) tentent de nous vendre des tours, des cours de surf, des motos, et les touristes, en majorité australien, s’en vont cheveux blonds au vent surfer la vague. Voilà Kuta Lombok. Nous soufflons en nous éloignant de cette ville, pourrie par le tourisme. Hier nos chauffeurs étaient fiers de nous montrer le futur aéroport de Lombok, à 20 kilomètres de Kuta. Ils sont contents ça va ramener du tourisme. Nous venons de découvrir Kuta déjà perverti par le tourisme, nous craignons la suite.

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Mais revenons-en à nos moutons. Aujourd’hui, opération ATM ! Nous traversons en moto des petits villages où il n’y a pas grand-chose. Des marchés peu achalandés, des gens aux habits troués, des enfants jouant avec un rien. Le contraste est saisissant avec Bali.

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Nous arrivons très vite à Praya, qui se résume en une simple rue bordée de quelques commerces, d’ATM (heureusement !) et d’un marché. En descendant de motos nous sommes sympathiquement accueillis par les villageois. Peut-être le salam aleikum d’Azz y est pour quelque chose. La religion rapproche et crée des liens. Nous tirons de l’argent, achetons une petite paire de baskets pour moi (presque 2 mois en tong, un record !) et mangeons sur le marché pour trois fois rien… Ca fait plaisir de retrouver des prix normaux à nos yeux ! Puis nous cherchons un café Internet où nous pouvons nous connecter.

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indoneseie-lombok-kuta-kute-15Il mange le Azz… Pas de panique ! Mais il ne grossit pas !

La connexion n’est pas mauvaise, on en profite pour appeler la famille et mettre à jour le blog… Jusqu’à ce qu’un problème avec le routeur m’oblige a recommencer ma mise à jour… Après deux bonnes heures d’Internet nous reprenons enfin la route. Nous retrouvons les copains sur la route qui nous racontent qu’ils ont été harcelés sur les plages voisines, que Renaud a évité de peu un projectile alors qu’il était en moto… Pas top tout ça. Nous rentrons chez nous, prenons un pot et organisons la journée du lendemain. Surf ou pas surf, telle est la question ! Après d’interminables débats, Azz et moi reprenons la route pour nous inscrire à une leçon de surf demain matin…

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Fin de soirée au restaurant. Nous faisons un sort à la pastèque que nous trimballons depuis Amed, puis Vaness s’endort sur la table, comme d’habitude !

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