Le temps de récupérer les bagages, il est deux heures du matin, soit 4heures (heure chilienne). Je ne sais pas pourquoi, mais l’envie de planter la tente à ce moment là a complètement disparue. Nous rêvons d’un grand lit moelleux, prêt rien que pour nous. En suivant Christian et ses conseils, nous atterrirons chez Antoine, de l’auberge Atavai (ou chez Antoine et Lolita) où nous pourrons profiter d’un grand lit ! Dommage que nous n’ayons pas réservé en avance, Christian hérite d’une belle guirlande de fleurs ! L’art polynésien d’accueillir !
Azz part décommander le camping et se fait littéralement insulter par la gérante… Elle l’a pris pour une autre personne. Tant pis pour elle, elle vient de perdre deux clients pour plusieurs jours ! On arrive chez Antoine et nous effondrons dans notre lit, pour se réveiller à 10heures du matin, encore un peu fatigués !
Nous découvrons le petit-déjeuner, que dis-je, le méga petit-déjeuner proposé : du pain, de la confiture à gogo (même de la confiture de lait !), de la charcuterie, des fruits, du fromage… On se régale et on se gave aussi, car même si le petit-déjeuner est gargantuesque, nous le payons : 10$US/personne ! Très rapidement nous comprendrons que l’île est vraiment très chère pour des petits budgets comme nous. Du coup, pour économiser on décide de planter la tente dans le jardin et de tourner à 2 repas par jour (dont le fameux petit déjeuner…). Au moins on retrouvera notre ligne asiatique car avec les deux derniers pays, nous avons pas mal repris…
La tente plantée, l’organisation lancée, nous filons enfin en vadrouille avec Christian. Sauf que, sauf que… Azz a faim… Arf il n’est pas encore habitué au concept de deux repas par jour… Du coup il engraine Christian, et nous voilà à trouver un coin sympa où manger rapidement les empanadas (sorte de beignet non frits et garnis de moult chose). Pas loin du village, le long de la côte, nous trouvons quelques Moais, parfait pour partager le repas !

Des chevaux sauvages en liberté et en ville !

Nous sommes sur le site de l’Ahu Tahai qui abrite trois séries de plateformes accueillant des Moais. Dos à la mer, les Moais sont dressés fièrement. Un de ces Moais possède encore ses yeux et son chignon rouge sur la tête. Les Moais seraient des statues représentant chaque ancêtre fondateur de clan et avaient pour but de protéger leurs descendants. Pourquoi leurs yeux sont tournés vers l’intérieur de l’île ? Comment ces montres de roches volcaniques sont été hissées, sachant que leur réalisation avait lieu au cœur de l’île (La plus grande répertoriée mesure 9,80 mètres et pèse 74t) ? D’autres mystères, d’autres légendes habitent l’île. Certains ont poussé leur raisonnement à admettre que quelques extraterrestres seraient venus aider les Pascuans à lever leurs Moais…




Charmés par ces premiers Moais, un coup de cœur pour celui aux yeux et au chignon rouge, nous reprenons la route. Le musée contourné, nous traversons la pampa pascuane : magnifique. Des côtes déchiquetées, une mer d’un bleu profond s’abatant violement contre la côte, la végétation jaune/verte, de nombreux volcans, des chevaux sauvages… Magique et mystique. C’est un régal de filer sur ce chemin de terre, sauf peut-être pour mon derrière !













Après avoir longés une partie de la côte ouest, nous retournons dans les terres et découvrons les seuls Moais de l’île dont les yeux sont rivés vers la mer. La légende voudrait que ces derniers représentent les 7 fils de chefs que le roi polynésien déchu, Hotu Matu’a, a envoyés explorer l’île. Nous sommes seuls sur le site. L’ambiance est calme, reposante, relaxante. Trop calme, et visiblement cela nous inspire ! Nous nous amusons à nous photographier avec les Moais ! Il n’y a pas à dire, cette île nous inspire !








Nous rentrons tranquillement à l’auberge. Nous sommes tout poussiéreux, ne pas avoir à courir après une douche est vraiment un luxe ! Nous partons ensuite à la recherche d’un restau pas cher et bon… Pas évident sur une île, encore moins au milieu de nulle part… En route nous rencontrons Patrick qui a failli piquer nos sacs à dos à l’aéroport. Avec Catherine ils sont… en tour du monde sur les chemins de l’Himalaya à la Patagonie. Ils en avaient déjà fait un il y a dix ans (visible une fois qu’on y a goûté on replonge…). On échange mails, et adresse de blog ! Petit restaurant avec Christian. Il nous fait goûté le « poivré », une sorte de sauce salsa hyper épicée que l’on étale sur du pain… Délicieux, mais épicé ! A minuit, on se dit qu’il serait peut-être temps de se coucher…