Réveil de trop bonne heure pour moi… Je ne semble pas être en bon terme avec Morphée… Du coup je bulle sur le PC… Ouf ça se réveille dans la chambrée, il est presque 10heures, pile poil l’heure pour le petit déjeuner… Du pain et du thé à volonté ! Et un choix de confiture impressionnant : de la fameuse dulce de leche (confiture de lait) à de la confiture de citrouille !
Je suis la seule douchée, habillée et restaurée… J’attends tout le monde pour qu’on s’organise… On ne décollera pas avant midi… On file dans une agence de transport argentin, pour acheter nos billets de bus pour la grande remontée vers Buenos Aires… Résultat des courses : 12heures pour rejoindre Rio Gallegos et 19heures de plus pour rejoindre Puerto Madryn… on va être sur les rotules, mais nous n’avons pas le choix ! L’avion aurait pu être un bon échappatoire, mais les prix sont fous : 600euros à 2 pour rejoindre Buenos Aires ! Par chance les bus sont hyper confortables, on peut réellement dormir dans le bus !
Sachant à peu près où nous allons tous les deux, nous décidons de nous offrir une croisière dans le canal de Beagle ! On embarque à 15h30, juste le temps pour Bertrand de motiver Ana et Inti (qui ont totalement disparu au moment de l’achat des billets de bus) et pour nous d’acheter de quoi manger… Des sandwichs… hum…
Nous voilà sur le bateau ! Bertrand le marin est ravi, d’autant plus qu’on ne peut s’empêcher de clamer haut et fort la profession de Bertrand… Du coup il sympathise avec le capitaine et le voilà qui tient la barre ! Dehors le vent souffle comme pas permis ! Mais il faut beau, enfin il ne pleut pas, il ne neige pas… D’ailleurs la ville du bout du monde comme on peut l’imaginer n’a rien d’aussi féerique que celle de nos rêves… Première surprise, il ne neige pas à Ushuaia. Il y a juste du vent et des nuages ! Deuxième surprise : les maisons en bois peintes de couleurs vives n’existent pas ici… On en trouve quelques unes, mais il faut bien ouvrir l’œil… Et la dernière : il n’y a pas de pingouins ici, où à 80 kilomètres de la ville ! Mais comme le dit si bien notre copine Nathalie, on ne vient pas pour la beauté d’Ushuaia, on vient pour y être ! C’est vrai, mais mieux vaut être friqué pour y venir, car l’argent coule à flot or de nos poches !






Après une bonne heure de navigation où nous nous réfugions dans le bateau, vu le froid qu’il fait dehors (l’Antarctique est juste derrière, 1000 kilomètres !), nous arrivons au charmant phare rouge et blanc des éclaireurs. Juste à côté, une colonie de cormorans des roches a élue domicile ! Ils ressemblent à s’y méprendre à de petits pingouins. Ils sont vraiment adorables avec leurs yeux rouges… Accrochés aux rochers, les plus téméraires filent à la pêche en évitant leurs prédateurs qui les guettent sur l’île voisine… Pas facile la vie de cormoran des roches !





Pif pouf, pas le temps pour quelques photos supplémentaires, nous sommes en tour et devons respecter un timing… Nous filons vers l’île des lions de mer ! Une nouvelle fois on s’approche vraiment très près d’eux, quelle odeur… Une colonie de cormorans impérieux squatte également les lieux ! Ils ressemblent aux autres, mais semblent plus gros et ont l’œil rouge en moins ! Ils sont vraiment adorables, ils sont un peu gauche dans leur façon de se déplacer !













Nous filons droit vers une nouvelle île qui a du inspirer Hitchcock ! Des centaines et des centaines de cormorans royaux… Il y en a partout ! Ca se lave, ça se bagarre avec les copains, ça se fait des câlins ! Vraiment adorable ! La dernière vadrouille nous entraîne sur une île, sur laquelle on peut marcher ! Et sur cette ile, un site archéologique. Un trou… Hein ? En forme de rond… Ah oui, je vois tout de suite mieux… Il s’agit en fait de la marque faite par une cabane était en branchage. Les Yagans, une des quatre tribus de la terre de feu, vivaient sous ses abris de fortunes. L’abri disposait d’une porte. En fonction du vent, les Yagans orientaient la porte, de façon à ce que, bien entendu, ils n’aient pas de vent ! D’où la forme arrondie ! L’île n’a rien d’extra, mais c’est cool de se dire qu’on marche au bout du bout du monde !




On revient sur terre, faisons quelques emplettes pour le festin du soir, et puis c’est tout ! Soirée tranquille !
