Archive for avril, 2010

Flash info : un reccord atteint ? 4 avril

Lundi, 5 avril, 2010

18 jours de retard ! Wahou ! Je crois que nous n’avons jamais atteint ce record et qu’en plus nous risquons de le pulvériser ! Et oui, nous risquons de beaucoup profiter de notre dernier petit mois de vadrouille avant notre retour en Europe, et je vous en ferai certainement profiter de retour en France…

Actuellement nous sommes au Chili et partons ce soir pour le Pérou, notre dernier pays ! Et quoi de beau depuis tout ce temps ? Quelques grandes lignes…

Nous avons récupéré notre dernier colis à 4 pattes : Younes et Siham fraichement débarqués de Lyon ! Nous les avons récupérés dans le Nord de l’Argentine, à Jujuy ! Ils ne sont pas venus les mains vides : de nombreuses cochonneries pour Azz et un livre de ma maman ! Merci, j’ai dévoré le dernier Anna Gavalda !

Nous avons traversé le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez… Sublime et magique… Et c’est avec tristesse que nous avons quitté la Bolivie, un gros gros coup de cœur !

Nous avons pensé (entre autres !) à Kamil, 1 an le 27 mars et à Ebeline le 29 mars… Et bien sûr dans quelques heures je penserai à la désormais célébrissime Mam… Bon Anniversaire à vous trois !

Et là nous profitons de la fraicheur d’un café pour tenter de mettre à jour les blogs !

Alors j’en profite pour vous signaler l’existence du blog de Younes et Siham, bien plus à jour que nous ! Ainsi que le blog de Nath et François (que vous connaissez déjà)… Tout est dans la colonne de droite ! Les plus impatients découvriront nos aventures en avance ! Allez je file car on squatte depuis trop longtemps !

Gros bisous à tous !

PS : j’aime prendre des photos et j’ai souvent le monopole de l’appareil…

J320 – De Cumbre à Corioco en VTT par la route de la mort - 17 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

Dans la série « La route la plus… », je voudrais la route la plus dangereuse du monde et je voudrais la dévaler en VTT s’il vous plait ! Voilà le programme de la journée !

Quelques chiffres avant de commencer la descente infernale !
Point de départ : 4800 mètres à la Cumbre
Point d’arrivée : 1200 mètres à Corioco, dans le bassin amazonien !
Dénivelé : 3600 mètres
Distance : 64 kilomètres
Temps de descente : 6-7 heures
Hauteur du précipice : 900 mètres
Nombre de morts par an : 200 à 300, soit un véhicule toutes les deux semaines

Rassurés par ces chiffres ? Mais oui nous ne prenons pas de risques inconsidérés ! Allez c’est parti pour le récit de la journée !

Réveillés à 5h30 pour remplir ce défi de taille : dévaler la route de la mort… en VTT ! Petit déjeuner à côté de l’agence Madness avant de sauter dans le bus direction La Cumbre, à 4800 mètres (pas loin du Mont Blanc !!) d’altitude ! Vêtus d’un équipement digne des grands riders, nous testons nos fidèles destriers ! A 4800 mètres, l’air est certes pur, mais rare ! En quelques coups de pédales nous sommes épuisés ! Heureusement que la route de la mort ne se fait qu’en descente ! Forcément Azz a un petit problème avec son vélo, heureusement il l’a repéré avant la descente ! Le staff, hyper pro, lui change son vélo, et c’est parti !

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Petit échauffement sur de la route asphaltée et assez pentue… On partage la route avec les camions et autres 4×4, et tout se passe bien ! L’air est froid, on caille méchamment, mais on apprécie vraiment la descente ! Azz file au loin, bien devant moi… Allez je tente de le rattraper, mais impossible de pédaler en descente, ça va trop vite ! Alors forcément j’imagine tout et n’importe, déjà ! Alors que nous ne sommes pas encore sur la route de la mort ! Je le retrouve juste avant d’affronter le dernier tronçon, de la route asphaltée mais gravillonneuse… C’est l’éclate ! Je m’élance et maitrise mon vélo qui dérape sur les gravillons ! Mon vélo glisse à droite, à gauche ! Mais c’est super ! Nous arrivons entiers tous les quatre à ce premier tronçon, délimité par une douane anti narcotique ! On en profite pour payer le droit d’entrée au parc, et remontons dans le bus ! Bah oui, il ne faudrait quand même pas qu’on s’épuise en montant légèrement !

Et là, l’aventure commence ! Un premier guide part avec les plus rapides, un second s’élance pour nous filmer et nous prendre en photos, un dernier ferme la marche avec les plus lents… Et les deux vans suivent le cortège ! Avant de nous élancer, on choisit notre groupe… Confiante mais pas trop non plus, je me mets dans le groupe des plus lents, constitués du coup de trois nanas, dont Nath et moi… Il faut dire qu’avant de dévaler la piste, les guides nous ont affirmé que l’on allait rencontrer des camions, des bus, des voitures, avec qui nous ne faisons pas le poids !

Quelques mètres de descente me suffisent pour me rendre compte que je ne suis pas dans le bon groupe… C’est lent ! Allez tant pis pour les démons à 4 roues que je rencontrerai, je prends mon envolé, et quel pied ! Les paysages, partiellement cachés par une épaisse brume, se dévoilent peu à peu… une forêt semi tropicale et des ravins donnant le tournis… Superbe ! Mais pas le temps de contempler le paysage, un long coup de klaxon m’annonce un démon à 4 roues… Vite vite, je cherche un coin pour me planquer ! Il me croise en m’ignorant complètement ! D’autres touristes ont été moins rapide que moi et se sont retrouvés dans le ravin, leur assurant une mort plus que certaine…

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Sur le vélo je m’éclate… Un sentiment de liberté m’envahit, je croque la vie à pleines dents, je m’évade complètement de tout, je profite à fond ! Une pensée pour mon papa qui profite tous les dimanches matin de cette évasion ! La descente se fait vraiment très rapidement. Arrivés en bas, nous étouffons de chaleur ! Ca change complètement ! Heureusement un shampoing et une serviette nous permette une divine douche ! La piscine de l’hôtel nous tente un peu moins… Du coup nous filons droit vers le buffet de crudités !

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La journée fût excellente ! Nous remonte à La Paz en empruntant une route alternative, plus longue et plus sûre que la route de la mort… Les paysages sont splendides ! Pour finir cette superbe journée, Azz s’offre une magnifique guitare et une housse très colorée choisie par Nath (et un peu par moi aussi !)… Nous filons au restaurant marocain pour notre dernière soirée tous les quatre… Demain les copains descendent sur Potosi alors que nous prenons la route pour Sorata, un petit village connu pour être le départ de belles randos… Le restaurant est tenu par une marocaine et un espagnol adorables ! Avec Azz il y a trois marocains en Bolivie !! Un couscous végétarien (c’est pas halal quand même !), du thé à la menthe divinement sucré… Délicieusement bon !

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Après la descente, de nouveaux chiffres
Nombre de vélos cassés : 2, et par Azz ! Un déjà cassé et un dérailleur cassé en route !
Nombre de dérapages incontrôlés : une bonne dizaine !
Nombre de casse-croute mangés en route : 2 chacun ! Nous étions comme des rois pendant le tour
Nombre de croix sur la route : indéterminées, mais bien trop
Nombre de démons à 4 roues : une bonne trentaine !
Taux d’adrénaline : bien trop !
Nombre de photos prises par l’un de nos guides : beaucoup, mais je n’ai pas de lecteurs dvd pour les visionner… Faudra attendre pour les photos !

J319 – Ballade dans La Paz et découverte du musée de la Coca - 16 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

Que ça fait du bien de dormir ! Pas de courant d’air gelé et de l’oxygène à volo ! Parfait pour une bonne nuit ! Malgré nos négociations de la veille, nous devons changer de chambre ce matin… Du coup nous perdons la matinée à attendre que notre nouvelle chambre se libère, et bien sûr les jeunes qui occupent la chambre sont pas pressés et dépassent l’heure du check-out ! Du coup Internet nous tient compagnie et quand nous en avons marre, nous filons au restaurant végétarien voisin, pour un Almuerzo digne de ce nom… Pour 25 boles, nous nous servons de crudités, de soupe avec du pain, d’une boisson et d’un dessert… On pensait que c’était tout, mais surprise… Lorsque nous payons, la caissière nous donne un papier pour le segundo, le plat de résistance… Ils sont fous ces boliviens !

Complètement repus, nous gagnons notre nouvelle chambre et faisons une petite sieste… Ouh que la journée risque d’être productive ! On finit par s’extirper du lit pour une petite ballade sur les hauteurs, plus précisément au point de vue kili-kili ! Péniblement, on grimpe dans les rues… Si si l’altitude n’est pas toujours évidente à gérer ! Mais aucuns signes du mal des montagnes ! Et forcément, on se perd, donc un peu plus d’effort pour arriver au sommet ! Mais quelle récompense en arrivant ! La vue est superbe ! On se rend compte de l’immensité de la ville et de sa complexité géographique ! Construite dans une cuvette entre 3200 et 4000 mètres d’altitude, La Paz est la capitale la plus haute du monde… Comment ça capitale ? Et Sucre alors ? Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz la capitale administrative ! Tout autour de La Paz, la cordière Royale ! Même si cette vue est un plaisir pour les yeux, l’exceptionnelle situation géographique de La Paz rend la vie citadine absolument indigeste (surtout pour des étrangers comme nous). Les quartiers les plus riches sont lovés dans la ville basse, contrairement aux quartiers pauvres qui jouissent d’un climat beaucoup plus rudes que les beaux quartiers. Toutes les rues sont en pente, elles grouillent de monde (872 000 habitants) et de voitures. Un épais nuage de pollution enveloppe la ville et un boxon permanent règne… Vivre ici est un calvaire. Chercher l’oxygène un supplice… Marcher dans les rues, une horreur…

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bolivie-pano-la-paz-51Quelques pano de La Paz

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Mais nous nous devons bien de découvrir un peu plus en détails la vie, alors c’est partie… Respiration haletante, nous filons sur l’autre colline, vers le marché artisanal … Un peu décevant car très orienté tourisme et un peu petit… Mais on repère quelques belles choses qui nous donne bien envie de dépenser une poignée de boles… Le marché des sorcières, soit nous ne l’avons pas trouvé soit il est vraiment petit… Le marché des sorcières (je crois que j’ai inventé le nom) est plutôt le marché où se vendent les offrandes à la Pachamama. Alcool, petites pierres, confettis, fœtus de lamas, tout y est pour remercier la Terre pour ce qu’elle nous accorde !

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Hum… des foestus de lama !

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Des offrandes au marché des sorcières !

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Pleins de bibelots sur le thème de la religion !

La suite de notre ballade nous entraine au musée de la coca, cette plante que les boliviens mâchouillent en permanence ! Un peu petit mais extrêmement instructif, nous passerons encore 2 heures au musée. La première partie du musée nous explique la mastication des feuilles de coca, procédé qui accompagné de bicarbonate, libère la substance apaisante. La seconde partie nous raconte l’exploitation par les pays occidentaux de la feuille de coca. Bien entendu, cela a permis la découverte de nombreux anesthésiants mais malheureusement l’homme blanc a du mal a se contrôler et a réussi à transformer cette feuille en un produit diabolique : la cocaïne ! Bien exploitée par les hommes blancs, de façon légale, aujourd’hui la coca est proclamée par les nations unies comme la cause de la pauvreté en Bolivie et au Pérou. La Bolivie a même été déclarée responsable de la toxicomanie du monde occidental. Ne rappelons pas que Freud a été le précurseur de la cocaïne snifée, que les français ont fabriqué le vin Mariani à base de coca (ce même vin a reçu une médaille du Pape Léon XIII !), que le coca-cola (dont le précurseur est le vin Mariani) était composé de coca jusqu’à 1906 ! (Bizarre qu’aujourd’hui personne ne puisse arrêter d’en boire !). La dernière partie du musée est consacré à la drogue en général.

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Je suis claquée aujourd’hui, et peut-être même un peu de mauvais poil ! Ah l’altitude ! Et puis demain on se lève tôt, donc nous filons au lit rapidement avant de briffer François et Nath sur la journée du lendemain !

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J318 – Organisation à La Paz - 15 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

En pleine nuit je me réveiller… Je respire de la terre, j’ai du mal à trouver de l’air. Le bus s’arrête et j’entends nos voisins parler de Potosi, la ville la plus haute du monde… Visiblement j’ai besoin d’une étape intermédiaire entre Sucre et Potosi ! Je suce un bonbon (parraît-il que ça fait du bien…), on redescend en altitude et je me rendors sans problème ! On a vraiment de la chance avec l’altitude… Ana avait fait des crises d’apnée du sommeil… Nous en sommes loin !

Je me réveille à nouveau : il gèle dans le bus ! On se caille vraiment ! On essaie la position boule, le recroquevillage maximal, mais rien ni fait, je grelotte ! Même mon super drap de Tarabuco ne m’empêchera pas d’avoir froid… Les copains nous avaient pourtant prévenus… Note pour le prochain voyage de nuit : penser au duvet !

bolivie-la-pazPetite mine…

A 5h30, l’assistant du chauffeur ouvre la porte et hurle quelque chose… Je referme les yeux… Beaucoup de gens semblent cependant descendre… Euh, faut peut-être qu’on s’intéresse à la situation… Heureusement d’ailleurs, car nous sommes arrivés à destination avec 1heure d’avance… Qui a osé dire que les bus boliviens ne sont jamais à l’heure ? Allez zou, je suis en tong, parfait pour affronter la fraicheur du petit matin… On file dans un taxi direction l’hôtel des copains… Parfait ils ont réservé une chambre pour nous, ou plutôt un dortoir que l’on modifie en chambre double et rapidement on investi les lieux de notre boxon ! Nath et François sont déjà réveillés, ils partent dans quelques minutes pour le fameux lac Titicaca, avant de nous retrouver à nouveau à La Paz, puis à Sucre et au carnaval de Tarabuco… On papote de ce que l’on pourrait faire ensemble les prochains jours et ils prennent la route… Nous filons nous reposer, nous sommes KO… Mais nous ne dormons même pas, peut-être le fait qu’il y ait du wifi dans l’hôtel !! A midi, nous décidons de sortir de notre état léthargique, et une mauvaise gestion des réservations de l’hôtel va nous en faire sortir plus vite… Soit nous payons les 3 lits de notre chambre, soit nous accueillons un copain de chambrée… Euh, ça ne va clairement pas le faire vu le boxon que nous avons dans notre chambre et vu l’état des comptes en banque… Et donc c’est parti pour la petite embrouille ! Ils n’ont plus de double, ce n’est clairement pas notre problème, surtout que les clients juste après nous ont pris la double de Nath et François… C’est à eux d’assumer… La réceptionniste ne lâche pas le morceau, nous n’ont plus… Elle craque en nous disant de préparer nos affaires, elle est bien décidée à virer le jeune couple installé après nous… Non non, on ne culpabilise pas… Et pusi franchement ça nous soule, il faut ranger tout notre bazar… On a faim nous… Finalement une nana plus réfléchie viendra toquer à la porte pour nous prévenir que le nécessaire a été fait et que nous pouvons donc rester tous les deux sans payer plus… Ouf !

Bien réveillés, nous partons en ville pour trouver à manger et remplir les missions d’organisation des prochains jours… La ville est en cuvette, autour de deux collines, nous sommes donc amenés à monter et descendre régulièrement… Et bien, il en faut de l’énergie, le souffle nous manque… Est-ce la fatigue accumulée ? Je n’arrête pas de me dire que si je me fais faucher mon sac à dos, c’est sûr que je ne courrai pas après le type… Mais les boliviens ne sont pas comme ça et la police à chaque coin de rue est là pour dissuader les plus fous !

Après un bon repas, des légumes, encore et toujours (mais qu’est ce qu’ils sont bons !!) nous étudions les offres de plusieurs prestataires pour réaliser la roue de la mort en VTT ! Je vous en parlerai quand on l’aura faite, sinon vous allez prendre peur ! Puis, plus tard nous tentons de comprendre pourquoi une journée de marche au pied du Huyana Potosi coûte presque le même prix que son ascension en 3 jours… Du coup on renonce à un trek dans les parages… L’organisation est la suivante : demain vadrouille dans La Paz, après-demain la route de la mort en VTT puis dans 3 jours départ pour une ville voisine, Sorata que Pat&Cat nous avaient fortement recommandé pour ses alentours ! Une journée pour planifier tout ça… On ne dirait pas, mais c’est du boulot ! Du coup on rentre et ne sortons que pour manger… Le soir je m’écroulerai, tant pis pour le blog !

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J317 – Le joli marché de Tarabuco et départ pour La Paz - 14 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

Nous y voilà, en route pour le superbe marché de Tarabuco ! En théorie les villageois des alentours descendent au marché pour leurs courses hebdomadaires… En théorie beaucoup de couleurs et de folklore nous attendent !

Dans le bus, nous retrouvons Roxane et Mathieu, qui espèrent que le marché ne sera pas trop touristique… En effet, il y a quelques années, les villageois voisins en ont eu marre d’être le centre d’attraction et ont boycotté le marché pendant 1 mois, au grand malheur des touristes et de leurs appareils photos… Après avoir serpentés à travers la magnifique montagne, nous arrivons à 3300 mètres d’altitude, au marché de Tarabuco. L’acclimatation continue donc de se faire en douceur !

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Nous filons droit vers la place centrale, accueillant une charmante église. Tout autour de la place, de nombreux artisans exposent à même le sol, leur créativité et leurs couleurs… Après ce que les canadiens m’ont raconté, je n’ose pas trop sortir mon appareil photo, de beaux clichés se perdent… Très rapidement Roxanne craque sur un superbe drap ! Elle veut l’utiliser comme l’utilise les boliviennes, pour porter leurs affaires ou leurs progénitures ! La gentille marchande prend le temps de tout lui expliquer, du coup Roxane se sent obliger d’acheter, sans même l’avoir businesser ! Je ne craque pas, je ne craque pas… du moins pour le moment ! Sur la place, une affreuse statue est prétexte à prendre des photos des villageois descendus au marché… Pas cool pour eux, mais ils sont vraiment beaux, que ce soit les simples mama avec leurs tresses ou les hommes habillés en costumes traditionnels… Personne ne m’a vue, ouf, on continue !

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L’horrible statue

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Quelques allées par ci, quelques allées par là, les couleurs et les senteurs sont au rendez-vous ! Les vendeurs d’amulettes, les vendeurs de coca, les vendeurs de dvd musicaux, tous sont au rendez-vous ! On s’enfonce dans le marché alimentaire… On se pose et regardons les gens s’agitaient autour de nous… Certains ont vraiment des bouilles du tonnerre, je n’arrive pas à m’empêcher de les prendre en photos, mais de loin pour ne gêner personne… Du coup je zoome, je zoome et paf, un caillou rebondit juste à côté de moi… Qu’est ce que c’est que ce bazar ? Une dame du marché me fait des grands signes avec un regard noir, pendant qu’un autre marchand s’esclaffe de rire en voyant mon air déconcerté et en entendant mon espagnol très approximatif qui tente d’expliquer que ce n’est pas toi que je prenais en photo… Bref, il ne faut pas trop embêter les villageois… Je comprends dans un sens qu’ils ne souhaitent pas être pris en photo, mais de l’autre côté ils sont bien contents que les touristes fassent tourner le commerce…

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Vendeur de Coca

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Marchand d’articles pour les offrandes

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Un peu refroidis par cette expérience, nous abandonnons toutes idées de manger dans le marché et continuons notre route… Nous retrouvons un nouveau marché, beaucoup moins bien achalandé… Les petites dames assises au sol sur un drap disposent d’une pile d’un ou deux fruits, mais souvent flétris… Ca doit être les habitants de villages voisins qui ont du rabe dans leurs jardins… Ici, pas de caillasse, mais pas mal de sourires et de tentatives de discutions ! Je suis vraiment contente d’avoir appris quelques mots ici et là, car ils sont ravis quand on leurs parlent en espagnol… Au lieu de sourire et de faire de gros signes, on arrive à leur dire que l’on n’a pas faim et donc que l’on ne peut pas acheter ! La conversation se poursuit généralement sur notre nationalité, toujours avec un sourire et des rires ! Les boliviens sont vraiment gentils !

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Nous retournons sur la place principale où se trouve finalement les produits artisanaux, peut-être plus dédiés aux touristes… Azz craque pour une petite sacoche, et je finis par me laisser séduire par un drap tissé… Roxanne et Mathieu, quant à eux se sont fait embrigader par une charmante vendeuse de draps tissés… Dans deux jours ils iront chez elle apprendre à tisser ! Ca doit être super, mais nous n’avons malheureusement pas le temps…

La matinée au marché était vraiment très agréable ! Je regrette vraiment que le carnaval de Tarabuco soit la semaine prochaine et pas ce dimanche, comme annoncé dans nos guides… Lors de ce carnaval, les villageois descendent en habits traditionnels et la musique et la danse sont au rendez-vous ! Nath et François en profiteront !

De retour à Sucre, nous bossons le blog, faisons des courses pour le repas du soir et finissons par héler un taxi pour la gare routière ! Le chauffeur est adorable et discute pas mal avec nous ! En arrivant nous avons une mauvaise surprise : une première, puis une seconde compagnie de bus nous recale… Il n’y a pas de bus pour La Paz ! En fouinant on finit par en trouver une et demandons même une réduction ! Ouf ça passe, mais c’était limite ! Ca doit être l’effet un dimanche à Tarabuco.

Du coup on s’occupe de la taxe de sortie de la ville et cherchons notre quai… C’est là que le gentil policier de notre première journée à Sucre vient nous saluer ! Il se souvient de nous ! Adorable… Je vous l’ai déjà dit non ?!

Une nouvelle fois dans le bus, les lumières s’éteignent et je sombre doucement !