Archive for mai, 2010

J326 – Une longue journée de transport - 23 mars

Mardi, 4 mai, 2010

La nuit fût plutôt bonne mais assez courte… Une fois à Tupiza, je n’arrive pas à me rendormir alors qu’il nous reste deux petites heures de route ! Tant pis, je me rattraperai plus tard…

A 6heures du matin, nous voilà à Villazón, ville frontalière avec l’Argentine. Selim nous avait conseillé de faire attention dans cette ville… Nous faisons légèrement attention même si nous ne sentons pas vraiment le danger mais bien des entourloupes à tous les coins de rue : tout le monde tente de nous vendre un taxi pour aller à la frontière qui est loin, très loin (bien sûr !) ou alors c’est bus direct pour Salta que l’on cherche à nous refiler à un prix imbattable ! Pas folle la guêpe, nous connaissons ces entourloupes et quittons la pseudo gare routière à pied, direction la frontière.

La ville n’a rien de particulier, on ne s’arrête même pas pour le petit-déjeuner ! D’ailleurs on ne s’arrête même pas au poste de frontière côté bolivien, on fonce sans s’en rendre compte ! Côté argentin, on se fait gentiment retoquer ! Oups, nous allions passer la frontière en clandestin !

Allez on est obligés de faire la queue et d’attendre l’heure d’ouverture non-officielle (déjà dépassée depuis 15 bonnes minutes !)… En attendant nous papotons avec des français qui viennent d’Argentine… On s’échange les bons tuyaux !

C’est malgré tout avec une certaine petite émotion que nous quittons la Bolivie, même si nous savons pertinemment que nous la retrouverons avec nos copains de Lyon… Quoi, je ne vous l’ai pas dit ? Younes et Siham, deux copains de Lyon nous rejoignent pour 3 belles semaines ! Nous avons rendez-vous dans quelques jours à Jujuy… Du coup nous en profitons pour découvrir le Nord de l’Argentine… C’est pour nous l’occasion de retrouver les médialunas, les transports de luxe !

Et bien uniquement pour nous faire plaisir, la ville de Salta à décidé de se situer à 7heures de la frontière bolivienne… Et rien que parce que la Bolivie nous manquait, nous voilà dans un bus pourri pour 7heures… Azz s’effondre alors que je suis scotchée aux vitres du bus, admirative devant le paysage qui défile sous mes yeux… Des montagnes rouge et ocre, de véritables falaises immenses et imposantes… Superbe… Lorsque je commence à fermer les yeux, pas de chance ce n’est pas un bon film qui m’extirpe de mon aphasie, mais un horrible show : Choclo Juanito et Richard Douglas… Ca change et ça glousse, tout ce que j’aime…

Arrivés à Salta, on jette nos affaires et faisons le tour des agences de location de voiture. Au programme de demain, effectuer une boucle de deux jours dans le sud de Salta ! Tout est pris mais on finit par trouver notre plaisir dans une petite agence ! On fête ça en se faisant une petite bouffe à l’auberge… Mais c’est là que l’on redécouvre les rayons fruits et légumes assez vide argentins… On rêve de nos délicieux avocats boliviens… bientôt !

J325 – Les effroyables mines de Potosi - 22 mars

Lundi, 3 mai, 2010

D’après notre guide francophone Xavier, ce n’est pas du tourisme que nous allons réaliser mais c’est une expérience sociale que nous allons vivre aujourd’hui. Ainsi, après un délicieux petit-déjeuner very cheap au marché nous rencontrons le reste du groupe. 4 français en vacances, Selim un français de Gennevilliers en vadrouille en Amérique du Sud et un couple franco-italien-israélien.

Avant de découvrir l’enfer des mines, nous nous arrêtons au marché pour acheter quelques cadeaux aux mineurs : des boissons, des biscuits, des gants, des offrandes pour le dieu de la mine. Et puis c’est parti, nous roulons jusqu’au sommet d’une montagne curieusement chargée en minéraux comparée à ses voisines. Aujourd’hui la montagne s’est transformée en un véritable gruyère, des tunnels et des tunnels sont construits dans la montagne. Au début de l’exploitation des minéraux, il suffisait de se baisser pour récupérer de l’argent qui était « à fleur de roche ».

bolivie-mines-de-potosi

Vendeuse de coca au village des mineurs

bolivie-mines-de-potosi-1

bolivie-mines-de-potosi-2

bolivie-mines-de-potosi-3

bolivie-mines-de-potosi-4

bolivie-mines-de-potosi-5

bolivie-mines-de-potosi-6

bolivie-mines-de-potosi-7

bolivie-mines-de-potosi-37

Equipés nous pénétrons dans l’antre du dragon. A l’intérieur, un bruit infernal, des générateurs qui envoient de l’air comprimé dans les tunnels, et une chaleur à crever. Pas de trains ou d’ascenseur, tout se fait à la main. Les galeries avancent de 40cm par jour, imaginer le temps et le nombre de mains qui ont été nécessaire à la création de ce dédale est vraiment incroyable… Aujourd’hui nous sommes lundi, lendemain d’un dimanche en famille, très souvent arrosé par les mineurs. Du coup nous n’en croisons pas beaucoup, mais ceux que nous voyons nous permettent d’imaginer les dégâts…

bolivie-mines-de-potosi-8

bolivie-mines-de-potosi-9

bolivie-mines-de-potosi-10

bolivie-mines-de-potosi-19

bolivie-mines-de-potosi-20

bolivie-mines-de-potosi-23

bolivie-mines-de-potosi-28

bolivie-mines-de-potosi-29

bolivie-mines-de-potosi-30

bolivie-mines-de-potosi-32

bolivie-mines-de-potosi-33

bolivie-mines-de-potosi-22

bolivie-mines-de-potosi-24

Le plus jeune a aujourd’hui 21 ans, mais en fait bien 30. Il a commencé à travailler dans la mine à 13ans, bien que les textes de lois boliviens interdissent le travail des moins de 18ans. Le plus vieux a réussi à atteindre 40ans, qui est l’espérance de vie d’un minier. Tous ont les joues gonflées par les feuilles de coca qu’ils mastiquent, ça leur permet de mieux respirer, d’oublier la faim et de trouver le travail dans la mine moins pénible.

bolivie-mines-de-potosi-25

bolivie-mines-de-potosi-26

bolivie-mines-de-potosi-27

Plusieurs postes sont à pourvoir dans la mine : les « chercheurs » de minéraux, armés de perforatrices et de dynamites, les « transporteurs » qui acheminent les minéraux des chercheurs grâce à des wagons qui roulent sur des rails précaires et les « réceptionnistes » qui renvoient les minéraux vers l’extérieur. Le travail se fait en équipe mais ils sont payés individuellement et au rendement. Leur équipement ils se l’offrent, ainsi il n’est pas rare d’apercevoir des miniers mains nues.

bolivie-mines-de-potosi-11

bolivie-mines-de-potosi-12

bolivie-mines-de-potosi-13

bolivie-mines-de-potosi-14

bolivie-mines-de-potosi-15

bolivie-mines-de-potosi-16

bolivie-mines-de-potosi-17

bolivie-mines-de-potosi-18

Un autre personnage que nous croisons dans la mine est Tio, le dieu de la mine créé de toutes pièces par les européens. A l’époque des conquistadors, lorsque l’Espagne exploitée les mines, c’étaient les indiens qui descendaient dans les mines. Un jour les indiens se sont rendus compte que l’homme blanc ne descendait jamais dans la mine. Du coup ils ont décidé de ne plus travailler autant. Mais cette attitude se répercuta sur les rendements. Pour ne toujours pas descendre dans la mine et pour forcer les indiens a travailler efficacement, les espagnols ont créé Tio pour les surveiller. Et cela a marché. En plus de reprendre le travail, les miniers effectuent des offrandes chaque jour à Tio : cigarettes, alcool, feuilles de coca, tout ça acheté par leurs soins.

bolivie-mines-de-potosi-21

La mine est gérée par une coopérative. Ainsi, une partie de l’argent de notre visite y sera versée directement. En cas d’accidents, la coopérative aidera la famille du minier pour les frais hospitaliers.

Pendant plus de 4heures nous avons circulé dans ces galeries. Quel plaisir d’en ressortir… Impensable d’imaginer les miniers travailler plus de 8heures par jour dans cet enfer et dans ces conditions… Les visites de la mine de Potosi, un moment fort de notre voyage en Bolivie.

bolivie-mines-de-potosi-34

bolivie-mines-de-potosi-35

De retour en ville, nous pensions visiter la casa de la Moneda où était autrefois frappée la monnaie bolivienne et même européenne, mais nous voilà parti explorés la tambouille bolivienne avec nos collègues mineur… On discute encore et encore avec nos nouveaux amis, notamment avec Selim et notre couple d’origine israélienne. Pour nous c’est l’occasion de comprendre un peu plus les israéliens en voyage… Ceux que nous avons rencontrés jusqu’ici ont eu des comportements étranges, mais nous n’avons pas vraiment envie de les cataloguer et de les ranger dans la case malpolis et sans-gêne. Pour eux, les français sont les seuls à être aussi polis (si si, vous avez bien lu !), du moins dans les boutiques françaises les vendeurs sont très polis. En Israël, il est peut commun de se saluer pour le plaisir. Il faut connaître les gens. Autre point important, les israéliens qui voyagent aujourd’hui sont des jeunes qui viennent de finir leur service militaire et voyagent pour la première fois et souvent avec peu d’argent… Du coup ils ne disent pas bonjour, se comportent comme chez eux et sont limite agressifs avec les vendeurs pour obtenir des prix plus bas… D’ailleurs certains aubergistes disposent de quota : pas plus d’un couple israélien en même temps…

Le temps défile toujours aussi vite et pour nous il est déjà l’heure de se diriger vers la gare routière ! La journée fût riche en événements et en rencontres… Tant pis pour la casa de la Moneda !

bolivie-mines-de-potosi-36

Des femmes qui font les travaux de rue…

Et puis c’est parti pour une nouvelle nuit dans le bus, direction la frontière avec l’Argentine… Cette fois, on prend le duvet au cas où !

J324 – Arrivée matinale à Potosi - 21 mars

Dimanche, 2 mai, 2010

4heures du matin n’est pas une heure pour arriver dans une nouvelle ville et se trouver une chambre… Mais en Bolivie les distances ne sont pas très longues et soit nous voyageons de jour ou de nuit en arrivant tôt !

Du coup trouver une chambre à cette heure-ci n’est pas une mince affaire. Nous en avons sélectionné quelques unes dans notre guide, mais visiblement ils sont sourds… Par chance un taxi nous alpague dans la rue et nous indique une auberge disposant d’une chambre libre… L’auberge et la chambre sont nikel, parfait pour se reposer !

On ne se recouche pas, malgré notre petite nuit, mais bullons juqu’à onze heures, heure parfaite pour un Api et des crêpes au miel au marché ! Bien requinqués nous décidons, enfin, de nous organiser un peu… Manque de chance, nous sommes dimanche et les musées ferment ! Du coup on flâne en ville et réservons un tour dans les mines pour demain auprès d’une agence dont les agents parlent en français !

bolivie-potosi

bolivie-potosi-1

bolivie-potosi-2

bolivie-potosi-3

La Casa de la Moneda que nous visiterons malheureusement pas…

bolivie-potosi-5

 bolivie-potosi-6

bolivie-potosi-7

bolivie-potosi-8

bolivie-potosi-9

 

bolivie-potosi-10

bolivie-potosi-11

bolivie-potosi-15

bolivie-potosi-16

bolivie-potosi-17

bolivie-potosi-21

bolivie-potosi-23

bolivie-potosi-25

bolivie-potosi-26

 

bolivie-potosi-28

bolivie-potosi-29

bolivie-potosi-33

bolivie-potosi-34

bolivie-potosi-36

bolivie-potosi-37

bolivie-potosi-38

Petit tour à Potosi !

bolivie-potosi-14

bolivie-potosi-12

Campagne électorale made in Bolivia !

J323 – J’étais sur la route toute la sainte journée… 20 mars

Dimanche, 2 mai, 2010

Et ben le voilà le soleil qu’il nous aurait fallu hier ! Tant pis, nous avons réservé le bus pour Potosi ce soir et ne pouvons plus vraiment nous attarder à Sorata… Dommage le rendez-vous manqué avec la laguna, mais cette pause champêtre nous aura fait le plus grand bien après la grouillante La Paz.

Un délicieux petit-déjeuner au marché et je m’effondre dans le collectivo alors qu’Azziz commence une conversation avec Nelson 5 (five, 5ème du nom), notre steward de luxe ! Ca parle de tout de rien, avec son espagnol de base et hop on passe à la musique ! Nelson 5 découvre la guitare d’Azz ! Vous l’ai-je dis ? Azz s’est offert une superbe guitare à La Paz… Joie dans le cœur et les oreilles ! Du coup, le voilà qui prend la guitare et montre à Azz quelques accords faciles pour qu’il apprenne ! Je me réveille là !

bolivie-route-potosi

Du coup, c’est super ambiance dans le collectivo ! Les gens en redemandent et se dandinent ! Un autre monsieur veut montrer quelques exercices… Du coup la guitare circule et arrive dans les mains de ce monsieur qui se met à chanter vraiment bien ! Bon je finis par l’avouer, je suis contente qu’il l’ait finalement achetée sa guitare, si ça peut nous permettre de nous rapprocher des locaux ! Le trajet passe à vive allure, une nouvelle fois !

On explique au chanteur que nous ne parlons pas espagnol, enfin qu’on ne l’a pas appris à l’école mais qu’on le comprend et qu’il est facile de le lire… Du coup il nous offre un Bible (!!!) pour qu’on puisse s’entrainer ! Adorable ! Un autre monsieur nous explique qu’il faut qu’on retourne la casquette d’Azziz pour récolter de l’argent !

Arrivés à La Paz, on grimpe dans un taxi direction la clinique… Petit problème de santé, Azz crache du sang ! Inquiétant mais pas alarmant ! Le docteur parle plutôt bien anglais, du coup on sort avec un diagnostic, une inflammation des amygdales… Plus de peur que de mal, les mamans pas de soucis, tout va bien !! On récupère les médicaments chez la pharmacienne, on y passe bien trente minutes, le temps de parler de notre périple à cette petite dame ! Un dernier petit tour dans La Paz, enfin plutôt dans un café et nous voilà dans le bus de nuit pour Potosi…

bolivie-route-potosi-1

Hyper confort, hyper agréable… Sauf que… pas de toilettes ! A 2heures du mat’ je me réveille prise d’une bonne envie de toilettes… J’ai de la chance, le bus s’arrête deux minutes après… Je descends et demande au chauffeur qui me montre de la main la ville… En gros débrouilles toi… Cool ! C’est pas comme si j’avais le tout le temps de me trouver des toilettes et comme si à cette heure là tous les cafés étaient ouverts… Et puis je ne sais pas dans quelle ville on est tombés, mais la ville est glauque et il n’y a que des bourrés dehors… C’est donc hyper à l’aise que je fais du porte à porte… Les mecs me regardent bizarrement, j’ai hâte de remonter dans le bus… A noter pour notre prochain transport : des toilettes impérativement dans le bus !

J322 – Changement de programme, randonnée vers le lac souterrain - 19 mars

Dimanche, 2 mai, 2010

Pas de chance pour nous… En ouvrant la fenêtre de notre chambre, nous découvrons du brouillard, du brouillard et encore du brouillard ! Si à cette hauteur il y en a, il y en aura bien au dessus ! La randonnée à la laguna risque d’être compromise…

Allez un bon muesli pour commencer la journée et nous retrouvons nos collègues à la place principale… Ils sont d’avis d’annuler la vadrouille et nous conseille d’effectuer la ballade vers le lac souterrain, à 2heures d’ici… Et bien pourquoi pas ! Nous embarquons dans cette nouvelle expédition un japonais ! Peu nombreux à voyager en routard, c’est toujours un vrai plaisir de partager un moment avec eux, même si ça reste un peu superficiel…

On s’échappe du village grâce aux indications des villageois, traversons un champ où broutent quelques vaches. Un ruisseau plus loin, et nous rejoignons le chemin… Finalement nous sommes sur la route principale où circule les voitures, camions et autres collectivos. Nous ne voyons absolument rien au paysage, qui aux dires de nos anciens collègues de randonnées, est absolument magnifique… Tant pis, heureusement qu’on rigole bien avec notre petit Moko en parlant de certains clichés sur nos pays.

bolivie-sorata-1

bolivie-sorata-2

bolivie-sorata-3

bolivie-sorata-4

bolivie-sorata-5

bolivie-sorata-6

bolivie-sorata-7

bolivie-sorata-8

bolivie-sorata-9

bolivie-sorata-10

bolivie-sorata-11

bolivie-sorata-12

bolivie-sorata-13

bolivie-sorata-14

Après 2heures de route, nous arrivons au lac souterrain. Un peu de spéléologie improvisée et nous atterrissons devant un lac cristallin. Deux possibilités. Soit marcher, soit prendre un bateau ! Nous optons pour les gambettes et notre cher Moko, japonais qu’il est, se loue un pédalo et traverse le lac en flashouillant à tout va… Franchement le lac n’a pas grand-chose de particulier… On vient surtout ici pour la ballade et la magnifique vue… Pourvu que le temps soit magnifique quand on sortira de cette grotte !

bolivie-sorata-18

bolivie-sorata-19

bolivie-sorata-20

Et bien enfin, la chance à tourné, le brouillard s’est dissipé. Une chose positive : pas de stop mais une superbe vue pour rentrer à Sorata. Une chose négative : le soleil est apparu avec des sand fly ! Des petites mouches vampires qui affectionnent particulièrement mon sang ! Contente de pouvoir nourrir du monde, mais mes jambes et mes bras sont constellés de boutons rouges qui en bonus démangent énormément…
Du coup je ne profiterai pas à 100% de la vue qui s’offre à nous et je speed pour remonter…

bolivie-sorata-21

bolivie-sorata-22

bolivie-sorata-29

bolivie-sorata-30

bolivie-sorata-31

bolivie-sorata-33

bolivie-sorata-35

bolivie-sorata-36

bolivie-sorata-37

bolivie-sorata-38

bolivie-sorata-39

bolivie-sorata-41

bolivie-sorata-43

bolivie-sorata-44

bolivie-sorata-45

 De retour au village, nous filons au marché pour quelques courses pour la le repas du soir… Les avocats sont vraiment à tomber par terre, il nous en faut ! Mais auparavant, un petit goûter s’impose… Nous goûtons au Api, un jus épais de maïs violet, de la cannelle et du clou de girofle… Un délice !! Le tout accompagné de petits beignets au miel en forme de crêpes… Un délice… Du coup pour notre super guacamole du soir, ça ne va pas le faire… On s’offre un délicieux sandwich, à l’avocat… On l’aura quand même eu !