J255 – Le Modor, c’est mort ! 11 janvier
Vendredi, 15 janvier, 2010C’est assez contradictoire, j’aime dormir dans la voiture pour l’aspect aventure, mais d’un autre côté une ancienne légende urbaine que l’on se racontait dans la cour de l’école hante mon esprit et m’empêche d’apprécier totalement. Ainsi mes nuits dans la voiture ne sont jamais au top. Qui plus est je me suis souvent réveillée croyant qu’un ranger frappé à la tôle de la voiture…
Passons ses détails peu intéressants et concentrons-nous sur cette journée riche en rebondissements. En nous levant, nous découvrons derrière les paréos qui nous servent de pare-soleil, un ciel bleu et des rayons du soleil venant réchauffer nos petits corps. Ca semble une journée parfaite pour randonner. Je me suis mise dans la tête d’annuler le trip de 3 jours/2 nuits dans le Mordor pour une belle journée de randonnée. Le vent de cette nuit m’a fait changer d’avis. Je nous voyais mal dans notre tente avec ce vent à décorner les bœufs…
Nous filons à l’office du tourisme et découvrons que la force des vents annoncée hier a bien diminué : 50 km/h au grand maximum… Une bonne nouvelle pour nous. Lorsque nous nous renseignons auprès d’un agent, celle-ci nous prévient qu’il vaut mieux renoncer. Il y a énormément de brouillard, on ne verrait rien et nous risquerions de nous perdre… Nous finissons par nous rendre à l’évidence : ce ne serait pas raisonnable même si nous en avons très envie… Nous décidons de ne pas nous laisser abattre et choisissons de revenir dans quelques jours (la météo devrait-être plus clémente). Pendant ce temps nous décidons de remonter l’île Nord jusqu’au dessus d’Auckland et de réaliser aux îles des Poor Knights l’une des plus belles plongées du monde d’après Cousteau… Mais la route sera longue…
Mais aujourd’hui nous décidons de sauver notre journée et de ne pas faire que de la voiture. Ainsi après une petite pause au magnifique lac de Taupo, nous arrêtons la voiture au Wai-O-Tapu, « la merveille thermale ».
Le parc ne présente qu’une infime partie des 18 km2 que comprend la zone thermale. Cette zone est la plus grande zone d’activité thermale de la région volcanique de Taupo et est apparue il y a 15 000 ans. On y découvre en autre des cratères, des bains bouillonnants, des piscines d’eau et de boue… Mais détrompez-vous, nous ne sommes pas en thalassothérapie : mettre le pied dans l’un de ces bains de couleurs serait très certainement nocif… De nombreux composants chimiques colorent ces bains (antimoine, soufre, arsenic… que du bon quoi !). Dommage pour le bain (notre dernière douche remonte à… ) mais c’est un véritable spectacle pour les yeux ! En voici quelques photos :
Ces bains nous ont bien donné envie d’en prendre un. Azz consulte notre guide préféré et dégote une piscine/spa… Allez hop, ça nous fera du bien ! On passe ainsi de bain en bain en profitant de l’air de la campagne. C’est franchement parfait (sauf pour mes brûlures qui n’apprécient pas trop les hautes températures…). Dans le dernier bain à 40°C, nous faisons la connaissance avec une française dont la logique dépasse tout entendement. Je n’arrive pas à comprendre le spécimen. Partir en voyage à l’étranger à notre époque est la chose la plus simple qui existe à mes yeux. Un guide à la main et le tour est joué, surtout lorsqu’un jour tu as été capable de dire à tes parents que tu quittais la France pour travailler en Nouvelle-Calédonie, sans rien avoir sur place. Elle a fini par travailler 2 ans sur place et n’a que 26 ans. Mais là elle est perdue. Elle a 9 jours en Nouvelle Zélande, ne sait pas ce que c’est que le Lonely Planet, ne sait pas quoi faire et comment les faire… On a beau lui donner des conseils, la demoiselle n’a pas envie et nous sort les mêmes excuses : vous êtes deux, je ne parle pas bien anglais. Dur de motiver quelqu’un qui n’en a pas réellement envie. Elle s’est greffée à deux canadiens (père et fils) ultra gentils. Ils sont près à arrivés en retard à leur show maori pour l’accompagner au Wai-O-Tapu. Du coup on se propose, mais vu que ça ferme tôt, nous la ramenons jusqu’à son auberge à Rotuaru. Heureusement c’est là que nous allions. La conversation n’évolue pas, « faire du rafting ici, je n’en vois pas l’intérêt, je peux en faire chez moi ». On a beau lui dire que le sport est une autre façon de découvrir un pays, ça n’avance pas. Alors on lui parle du fameux Tongariro, mais marcher ne l’intéresse pas. On la dépose, et filons rapidement.
Un petit tour au cyber café voisin et nous reprenons la route. Sur l’aire de repos du soir, nous sommes seuls avec un break totalement vide. Le temps de préparer la tambouille, de regarder deux séries, le break n’a pas bougé… J’ai beau prendre mon courage à deux mains, ça ne passe pas… Il faut que j’arrête les films d’horreur ou d’écouter les légendes urbaines… Du coup on roule encore une bonne heure et arrivons sur une nouvelle aire… Il est presque minuit mais nous ne sommes qu’à une centaine de kilomètres d’Auckland !














































