La nuit a été encore plus pourrie que la dernière… des moustiques à foison, une chaleur de fou, surtout sous nos draps de sac… En tout cas on se réveille à 6heures, prêts à quitter ce drôle de bled dont on se sentait un peu prisonnier. Notre guide marin parle avec le gérant de l’hôtel et nous explique qu’hier une bande a débarqué au café avec un couteau et une chaine. Un des boss du « complexe » a été touché au visage et est à l’hôpital… Heureusement que le wifi ne fonctionnait pas…
Un tuk-tuk plus tard, nous trouvons notre bus… Achat d’un petit dej avant de monter. Nous jetons nos sacs près du chauffeur et trouvons deux places assises. Une chance car très rapidement notre bus sera rempli ! Nous traversons la campagne, les champs de riz prêts à être récoltés, les enfants sur la route qui nous saluent, et en trois petites heures nous sommes arrivés.
Dans le bus
La campagne que nous traversons à bord du bus
L’arrivée est assez étrange. Alors que je pensais descendre à cet arrêt de bus, un chauffeur de tuk-tuk m’explique par la fenêtre qu’il faut descendre là (premier doute), et surtout qu’après le bus va dans une autre ville (première interrogation). Pas le temps de réfléchir, le bus redémarre… Un peu plus loin alors que je tente de me repérer sur la carte de notre guide, le bus s’arrête, le chauffeur repointe le bout de son nez… Du coup un sri-lankais s’en mêle et nous dit qu’on peut descendre à la prochaine… Ah j’aurais du m’écouter et ne pas me laisser influencer par le tuk-tuk, nous voilà dehors en plein cagnard `marcher avec nos sacs ! 40 minutes plus tard et tout dégoulinant de sueur, nous voilà `l’auberge… On négocie les prix, réservons des vélos, prenons une douche et filons en ville ! Rapidement nous trouvons une bakerie ultra propre qui fait également des rice & curry ! On se laisse tenté, délicieux ! Mais épicé, comme d’hab ! DU coup comme nos jus d’ananas n’arrivent pas, on boit l’eau qu’ils nous ont donnée… Même pas peur de tomber malade !
Pendant notre repas, un jeune sri-lankais nous parle… en français ! Pendant deux ans il a eu cours de français à l’école ! Bah bravo mon gars parce que tu débrouille vachement bien !
Nous filons sur nos vélos en direction des coins des temples, ou plutôt des stupas qu’ils appellent ici « dagobas ». Alors que nous pédalons paisiblement, nous sommes rejoints par un guide en vélo (ils sont partout !!!). Il se place à côté d’Azz et lui donne un bon plan… J’suis méfiante et le fais savoir… le pauvre… Surtout que son bon plan en était un, nous voilà parqué très proche du Sri Maha Bodhi : l’arbre le plus vieux du monde ! En gros cet arbre vient d’un rameau apporté par une princesse, sœur de Mahinda qui introduisit les enseignements du Bouddha au Sri Lanka : donc un incontournable pour les bouddhistes ! A partir de cet arbre, ils sont en replanté un peu partout ! Les troncs des arbres sont entourés de petits drapeaux de prières tout colorés et sont vénérés par les bouddhistes ! L’arbre, qui est une espèce de ficus, est vraiment superbe surtout orné de ces drapeaux colorés. Pour accéder au premier arbre, donc au véritable Bodhi, il faut encore se déchausser, se cramer les pieds, déposer les chaussures auprès d’un « shoe man » (il prononce ça comme schumann on a eu du mal à comprendre la première fois, limite si on ne recherchait pas la réincarnation du compositeur !) qui les surveille des chiens, singes et autres voleurs (alors que franchement ça risque rien !), puis il faut passer à travers un petit sas de contrôle homme ou femme, tenu par des militaires ! Là on vérifie que vous avez bien le style vestimentaire adapté : rien au dessus du genou et épaule cachée, puis éventuellement on vérifie le contenu du sac à dos… Pire qu’à l’aéroport JFK, tout ça pour un arbre ! Et finalement pour tous les autres sites ici !
Lorsque nous voulons récupérer nos chaussures, le « shoe man » qui vend également des offrandes, nous offre une bougie chacun (il nous avait déjà offert une fleur de nénuphar avant de rentrer dans le temple), et nous ramène l’allumer et la déposer sur les supports prévus à cet effet. Puis forcément il nous demande de l’argent… Azz fait le gentil en disant qu’on lui a donné 10 Rs pour les chaussures, que c’est suffisant. Il nous explique que c’est rien pour payer les livres d’école des enfants… Ouais c’est vrai mais bon… Du coup, comme Azz joue le rôle du gentil, je dois faire ma méchante et expliquer fermement qu’on ne donnera pas un sous, il nous a vendu ça comme un cadeau… Le mec renonce et nous laisse partir ! J’adore jouer au duo méchant – gentil ! Toujours un pour arrondir les angles et l’autre qui y va franchement !
Bref nous nous dirigeons maintenant à travers le parc à un énorme Stupa… Comme d’hab on doit enlever les chaussures, mais ras-le-bol de payer à chaque fois, on décide des planquer nos chaussures près des militaires ! Au moins c’est gardé à moindre prix ! Le Stupa-dagoba est un énorme dôme blanc. Il renferme des reliques de Boudha, donc sacré des bouddhistes ! On en fait le tour mais globalement c’est un peu pareil sous n’importe quel angle !
Nous récupérons nos vélos et filons à travers le parc, et roulons à travers des stupas… Il y en a partout, chacun à sa propre histoire… N’étant pas très sensibilisé au Bouddhisme et n’ayant pas un guide très détaillé sur le sujet, nous ne prêtons peut-être pas toute l’attention que nous devrions à ces monuments… Et surtout on s’amuse à faire des jeux de mots pourris avec le mot « stupas » : qui a créer les stupas ? Le saiyan Stupa crew ! Tiens celui là n’a pas une forme de stupa chups ? (je ne vous donne que la crème de la crème de nos réflexions !)
Des stupas en veux-tu en voilà
En fin de journée, nous avons bien pédalé et ne savons pas vraiment où nous sommes ! Le plan de notre guide n’est pas précis pour un sous : ici il y a des routes goudronnées et des routes en terre (qui ne figurent pas vraiment dans le guide). Bref on se perd et tombons sur une guitoune vendant des fruits ! On se fait plaisir, ça sera notre repas du soir !
Retour à l’auberge, préparons nos sacs, mangeons nos fruits et regardons un film… Quand la nuit tombe, il n’y a plus rien à faire. Tout ferme ! Du coup nous nous couchons super tôt et c’est rare de disposer d’un ventillo qui ne fasse pas beaucoup de bruit et nous laisse regarder un film, du coup on en profite, mais à 20h30, on s’endort !




















































































































































