J290 – Troisième et longue journée de trek au Torres del Paine - 15 février
Dimanche, 21 février, 2010En violet, le long parcours du jour !
Aujourd’hui, rien ne pourra m’arrêter… J’attends cette grande journée depuis un certain temps. 10heures de marche, un dénivelé de 800mètres et surtout un sac de 13-14kilos… A 6heures, je suis la seule levée ! Je suis en pleine forme et tente d’envoyer de l’énergie à mes copains qui roupillent encore… Allez quoi les gars, on avait dit 6heures ! En levant les yeux au ciel, je remarque qu’il est totalement bleu, pas un nuage à l’horizon ! Je distingue même le bout de montagne enneigée qui rougit avec le lever du soleil… Le spectacle est superbe ! Je lance le thé, la journée va être superbe… Les copains se réveillent doucement et vont découvrir la montagne rouge… Sauf Azz… Depuis hier, une vieille blessure de guerre refait surface. Son genou droit le fait drôlement souffrir… Cécile, qui est docteur, a quelques remèdes ici et là… Je croise les doigts car quand je dis que rien ne m’arrêtera aujourd’hui, c’est sans compter l’état de santé d’Azz…
Malgré notre levé tardif, nous ne prendrons le sentier qu’à 8heures ! Je croise les doigts pour qu’on n’arrive pas trop tard au dernier campement, et surtout qu’on soit tout les 5 au campement (les fribourgeois coupent en deux cette longue marche !). J’embarque tout le monde dans cette aventure, j’espère que je n’ai pas surestimée l’équipe…
Rapidement sur le sentier longeant le lac, nous rattrapons les suisses. Et comme d’habitude on papote énormément… En plus de deux heures, nous atteignons le refuge, où nous tentons désespérément d’acheter du chocolat, mais à part des canettes de soda, il n’y a rien… On bulle tranquillement au soleil et parlons des merveilleux paysages… Je regarde la carte, puis la montre… On perd du temps ! Aujourd’hui est plus une journée sport qu’une journée paysage… Je mens à mes collègues en leur disant qu’on arrivera vers 18heures, alors que d’après le retard que nous accumulons et les temps indiqués sur la carte, je penche plus pour du 19-20 heures…
On poursuit sur le sentier, toujours en longeant le lac. Parfois nous nous retournons pour saluer la montagne enneigée de la vallée… On croise des français rencontrés à El Chalten. Ils ont décidé de randonner en solo et de parcourir le parc d’Est en Ouest… Oh les nuls ! Ils n’auront pas le lever de soleil sur les tours !! Peu de temps après nous faisons une halte pique-nique presque interminable pour le chronomètre que j’ai dans la tête !
On reprend le chemin, et peu de temps après notre pause pique-nique, nous arrivons au raccourci indiqué par François… Nous laissons nos fribourgeois continuer sur le vrai chemin, pendant que nous nous attaquons à la partie qui grimpe jusqu’aux pieds des tours… On se quitte en pleine discussion sur l’Himalaya et le tour de l’Annapurna… Notre équipe est motivée pour continuer et surtout arriver à l’objectif que j’ai fixé… J’ai un peu peur d’être un tyran, mais ils le prennent bien et me taquinent en m’appelant maman !
C’est parti… Chacun retrouve sa place, chacun avance à son rythme et on avance sur le sentier… Ah non, pas tout de suite… Un groupe de jeunes à décider de faire une course avec nous et déboule de nulle part pour passer devant nous… C’est débile… Surtout que si les 3 mecs de devant avancent vite, les 3 de derrières sont à la traîne et nous gênent pour avancer… A croire qu’ils le font exprès, ils nous freinent et ne nous laissent pas passer… On finit par s’imposer, mais quelle mentalité à la noix !
Le sentier n’est pas évident. Certaines parties sont plates mais d’autres montent vraiment abruptement… L’effort à fournir est vraiment important. Azz souffre de son genou, malgré le baume du tigre que je lui ai appliqué pendant le repas… On s’en sort comme des chefs, et Azz se permet une petite cabriole devant le groupe des 3 jeunes qui grimpaient bien… Un peu déçus de nous voir passer, l’un d’eux nous fait un petit sourire et nous dit « facile » !
On grimpe en silence. Je m’étonne réellement. Je ne sens pas mon sac et les efforts que je fais ne me tiraillent pas le corps. Je me sens vraiment en pleine forme. Azz m’épate aussi, il souffre mais ne bronche pas. Ca y est, nous avons fait le plus difficile, nous venons de rattraper la route principale ! Nous attendons Ana&Inti qui arrivent peu de temps après nous… Nous sommes montés hyper rapidement et sommes dans les temps ! Incroyable !!
Tranquillement on file jusqu’au refuge où l’on s’autorise un goûter… Brownies et chocolat chaud ! On se réchauffe au soleil, l’instant est parfait ! Puis c’est le dernier tronçon. Il faut avancer jusqu’au campement, aux pieds du chemin qui nous emmènera demain matin aux tours. Là je souffre, il y a des marches… Je déteste ça ! Ca me casse dans mon rythme… Mais je m’en sors finalement ! Le camping n’est pas génial, tout en pente et entièrement sous les arbres, on a froid… Rapidement on se met au lit, la nuit va être courte et pas franchement confortable…






























































