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J333 - Uyuni, rien à voir ! - 30 mars

Mercredi, 16 juin, 2010

Tout le monde s’agite de bon matin dans le train… Visiblement il est 3 heures du matin, nous venons d’arriver à Uyuni ! Allez hop, on se réveille et descendons du train. Le froid qui règne ici tranche complètement avec le climat sec et vraiment chaud que nous avons connu ces derniers jours. Une chose est sûre, nous sommes réveillés !

Les garçons s’occupent des sacs pendant que nous patientons tranquillement au chaud dans la gare… De véritables gentlemen ces mecs ! En attendant nos hommes, deux flics (croisons les doigts pour que ce soit des vrais…) viennent nous aborder… Visiblement ce sont des vrais et avec mon espagnol bien bas de gamme, je comprends qu’ils pensent que nous attendons le train et nous avertissent qu’il vient d’arriver ! Sympa les mecs, moi qui imaginais un méga traquenard ! Et puis je suis plutôt étonnée qu’il n’y ait pas plus d’entourloupes à cette heure ci de la journée dans une ville aussi touristique qu’Uyuni !

Les gars reviennent avec nos gros sacs et une surprise : Leandro et Miguel nos musiciens argentins ! Le chemin des voyageurs est bien petit !

A cette heure-ci, nous devons sonner aux auberges de jeunesse pour trouver un lit… Nous trouvons notre bonheur mais il sera de courte durée…

Le lendemain matin, j’ai comme une petite envie de me doucher… Tiens surprise, les douches sont fermées ! Je vais voir la responsable, une grosse mama bolivienne au visage fermé qui ne s’illumine qu’en entendant le bruit des pièces dans les poches des touristes… 5 minutes par personne, et une douche par jour, pas plus… Ca sent l’armée par ici… Je me speed donc sous la douche, puis c’est au tour de Siham et des garçons. Franchement nous avons joué le jeu et avons respecté les 5 minutes par personne… La gérante débarque cependant comme une furie en disant que nous l’avons grugée… On l’aurait prise trop longtemps et trop de monde l’aurait prise… Je m’énerve un peu, on paie une fortune pour nos chambres pourries et pour nos 5 minutes de douche…On ne la gruge pas, qu’elle ne nous embête pas. Si elle n’a pas confiance, qu’elle attende après chaque douche de ses clients…

Hôtesse désagréable, prix élevés, chambre plutôt moyenne, nous décidons de trouver autre chose… En parallèle nous prenons notre petit-déjeuner et commençons à négocier les tours pour le Salar… On court un peu dans tous les sens mais finissons par au moins trouver un nouvel hôtel où les gens ont l’air sincères dans leur sourire. Allez banco, on déménage notre bardas ici et continuons nos investigations pour trouver le meilleur tour, meilleur marché !

Et ce n’est qu’en fin de journée que nous trouverons notre bonheur après avoir embêté plus de 15 agences en leur posant toujours les mêmes questions : combien vous coûtez, que proposez-vous pour ce prix, combien serons-nous… Perdre une journée pour trouver notre tour de trois jours peut paraître un peu too much, mais on ne veut pas se retrouver avec un chauffeur bourré, à 8 dans un 4×4 de 6 etc. En partant acheter notre tour, une nouvelle agence nous arrête… Le mec nous demande de l’écouter… Allez, on est polis et voulons bien juste l’écouter. Il nous parle de son tour spécial… Bien plus cher que les autres… On lui parle des prix qu’on a négociés, il s’étouffe… On continue nos négociations pour le plaisir, et surtout le type nous parait de confiance : il nous a fait venir le 4×4 que l’on aurait demain… On négocie 30 bonnes minutes et il finit par céder quand on lui parle de la publicité que l’on pourrait lui faire sur notre site Internet… Nous avons le prix que l’on voulait, nous partons demain matin pour 3 jours dans le Sud Lipez… Ca va être grandiose !

Quelques courses, quelques souvenirs, un sac à refaire et nous nous couchons assez tôt !

Petit détail peu important mais qui prouve une nouvelle fois que le monde est un village… Après nos argentins auto-stoppeurs, c’est au tour de nos finlandais du passage de la frontière Brésil-Bolivie de se mettre sur notre route ! Même si l’on n’a pas eu l’occasion de ne partager que quelques instants dans un hall d’attente d’une gare, les retrouvailles sont toujours intenses ! C’est avec plaisir que nous discutons avec eux quelques instants… Nous devrions nous retrouver dans le Salar ou le Sud Lipez !

Même chose, photos introuvables !

J332 - Tupiza à cheval - 29 mars

Mercredi, 16 juin, 2010

Aujourd’hui nous jouons le remake d’un bon western… Pour cela des chevaux, de fins cavaliers et bien entendus des paysages de far-west… Nos 4 cavaliers ont failli manquer le rendez-vous en prenant un peu trop de temps au petit-déjeuner… Ces cow-boys, ce n’est plus ce que c’était…

Déguisés en véritable John Wayne des temps modernes (guêtres en cuir et chapeau de cow-boy !) nous découvrons nos montures… Pas trop hautes les bestioles, parfait ! Un peu trop endormies, pas de soucis, on les réveillera ! Chacun monte sur son nouveau copain et nous suivons les rails qui nous emmènent doucement vers la sortie de la ville, beaucoup moins animée que son centre. Notre guide, jeune de 15 ans (!!!) a quelques frayeurs lorsque nous partons au galop (volontairement) à quelques mètres des voitures… Peut-être craint-il qu’un train passe subitement dans le coin et paf les 4 apprentis cow-boys ! Un grand n’importe quoi, nous lui accordons. Surtout que la pauvre Siham a hérité d’un canasson fainéant ! Il avance au pas, pas plus ! Du coup notre guide doit se partager entre elle et nous !

Un petit chemin caché nous permet de quitter nos rails. Peu à peu nous nous retrouvons dans des paysages incroyables, rappelant ceux que nous venons de quitter en Argentine. Du sable, quelques cactus, des montagnes rouges et déchiquetées dans tous les sens… Avec notre guide, au trot au galop et même au pas, nous remontons à travers ces canyons aux noms ensorceleurs : la Puerta del Diablo, le Paseo del Machos, la Trace des Incas… Superbe ! Le spectacle est saisissant et bien entendu la partie équestre est plutôt sympa !

Nous faisons les guignols avec le cheval de Younes, plutôt bien élevé… A chaque hi haaaa, il détale au grand galop… Alors forcément quand Younes nous dit qu’il a mal aux fesses, on s’approche de lui par derrière et crions hi haaaa ! Ca fait rire notre pote, pas autant que nous, mais ce soir il sera vraiment KO !

Nous quittons ces magnifiques lieux pour retrouver la ville… Rien de particulier… Nous récupérons la casquette qu’Azz a oubliée hier au resto, mangeons au marché (pas cher, délicieux et même propre !), faisons quelques courses pour notre soirée train et bullons quelques temps à l’auberge de jeunesse. Je tente désespérément d’allumer mon PC, rien à faire…

Le train arrive en fin de journée, nous découvrons avec surprise les trains boliviens, plutôt confortables ! Comme il n’y a pas grand monde dans notre wagon, on squatte les derniers rangs et nous faisons deux carrés en tournant des banquettes ! Les garçons parlent informatiques pendant que les filles préparent le meilleur repas du voyage selon Younes… Des sandwichs avocat, tomates, fromages ! Délicieux c’est vrai, mais quand même !

J’ai un petit problème avec la carte mémoire de mon appareil photo. Je n’arrive pas à accéder aux photos sur mon PC mais uniquement sur mon appareil photo… Je trouve une solution et les photos seront bientôt en ligne !

J331 - Longue journée de transport pour retrouver notre chère Bolivie - 28 mars

Dimanche, 16 mai, 2010

Pauvres copains… Nous ne leur laissons pas beaucoup de répit pour leur arrivée… Aujourd’hui une longue (bien plus longue que je ne le pensais !) route nous attend pour rejoindre Tupiza !

Un premier bus jusqu’à la frontière… Nous avons la chance d’être au premier rang et d’avoir une superbe vue sur les environs… En plus de 4heures nous rejoignons la frontière bolivienne, et là c’est le choc des cultures pour les copains, et ça se ressent même dans le poste de frontière ! Nous laissons l’Argentine et son côté très européen, très propre, très carré pour notre chère Bolivie qui, il faut bien le dire, est assez cabossée, assez free-style, mais c’est ce que nous aimons le plus !

On remonte la longue avenue pour rejoindre le terminal de bus. Nous sommes à plus de 3000 mètres d’altitude, les copains résistent vraiment très bien ! Nous commençons les négociations, les copains se prêtent au jeu. Ils nous demandent juste une chose, si on peut voyager à l’arrache avec les locaux ! Ah !!! Ca fait plaisir !

Les billets de bus achetés, nous n’avons plus qu’à trouver un boui-boui pour casser la croute ! On finira par manger en speed, le bus risquant de partir sans nous ! Le trajet, à la local de chez local, durera plus de 4heures ! Nous arrivons assez fatigué à Tupiza et cherchons désespérément un hébergement pas cher et sympa.

Tupiza est également un point de départ pour le fameux Salar d’Uyuni, et qui a pour avantage de proposer des itinéraires à contre-courant des nombreux tours partant de la ville d’Uyuni. Pas de chance pour nous, c’est grave plus cher ! Tant pis, on tente tout de même de négocier mais en vain, et décidons de profiter de notre journée de demain pour un peu d’équitation avant de prendre la route d’Uyuni…

Merci à vous de vous être souvenu de notre anniversaire de mariage et merci à Siham de nous avoir offert du coton démaquillant pour notre noce de coton !

J326 – Une longue journée de transport - 23 mars

Mardi, 4 mai, 2010

La nuit fût plutôt bonne mais assez courte… Une fois à Tupiza, je n’arrive pas à me rendormir alors qu’il nous reste deux petites heures de route ! Tant pis, je me rattraperai plus tard…

A 6heures du matin, nous voilà à Villazón, ville frontalière avec l’Argentine. Selim nous avait conseillé de faire attention dans cette ville… Nous faisons légèrement attention même si nous ne sentons pas vraiment le danger mais bien des entourloupes à tous les coins de rue : tout le monde tente de nous vendre un taxi pour aller à la frontière qui est loin, très loin (bien sûr !) ou alors c’est bus direct pour Salta que l’on cherche à nous refiler à un prix imbattable ! Pas folle la guêpe, nous connaissons ces entourloupes et quittons la pseudo gare routière à pied, direction la frontière.

La ville n’a rien de particulier, on ne s’arrête même pas pour le petit-déjeuner ! D’ailleurs on ne s’arrête même pas au poste de frontière côté bolivien, on fonce sans s’en rendre compte ! Côté argentin, on se fait gentiment retoquer ! Oups, nous allions passer la frontière en clandestin !

Allez on est obligés de faire la queue et d’attendre l’heure d’ouverture non-officielle (déjà dépassée depuis 15 bonnes minutes !)… En attendant nous papotons avec des français qui viennent d’Argentine… On s’échange les bons tuyaux !

C’est malgré tout avec une certaine petite émotion que nous quittons la Bolivie, même si nous savons pertinemment que nous la retrouverons avec nos copains de Lyon… Quoi, je ne vous l’ai pas dit ? Younes et Siham, deux copains de Lyon nous rejoignent pour 3 belles semaines ! Nous avons rendez-vous dans quelques jours à Jujuy… Du coup nous en profitons pour découvrir le Nord de l’Argentine… C’est pour nous l’occasion de retrouver les médialunas, les transports de luxe !

Et bien uniquement pour nous faire plaisir, la ville de Salta à décidé de se situer à 7heures de la frontière bolivienne… Et rien que parce que la Bolivie nous manquait, nous voilà dans un bus pourri pour 7heures… Azz s’effondre alors que je suis scotchée aux vitres du bus, admirative devant le paysage qui défile sous mes yeux… Des montagnes rouge et ocre, de véritables falaises immenses et imposantes… Superbe… Lorsque je commence à fermer les yeux, pas de chance ce n’est pas un bon film qui m’extirpe de mon aphasie, mais un horrible show : Choclo Juanito et Richard Douglas… Ca change et ça glousse, tout ce que j’aime…

Arrivés à Salta, on jette nos affaires et faisons le tour des agences de location de voiture. Au programme de demain, effectuer une boucle de deux jours dans le sud de Salta ! Tout est pris mais on finit par trouver notre plaisir dans une petite agence ! On fête ça en se faisant une petite bouffe à l’auberge… Mais c’est là que l’on redécouvre les rayons fruits et légumes assez vide argentins… On rêve de nos délicieux avocats boliviens… bientôt !

J325 – Les effroyables mines de Potosi - 22 mars

Lundi, 3 mai, 2010

D’après notre guide francophone Xavier, ce n’est pas du tourisme que nous allons réaliser mais c’est une expérience sociale que nous allons vivre aujourd’hui. Ainsi, après un délicieux petit-déjeuner very cheap au marché nous rencontrons le reste du groupe. 4 français en vacances, Selim un français de Gennevilliers en vadrouille en Amérique du Sud et un couple franco-italien-israélien.

Avant de découvrir l’enfer des mines, nous nous arrêtons au marché pour acheter quelques cadeaux aux mineurs : des boissons, des biscuits, des gants, des offrandes pour le dieu de la mine. Et puis c’est parti, nous roulons jusqu’au sommet d’une montagne curieusement chargée en minéraux comparée à ses voisines. Aujourd’hui la montagne s’est transformée en un véritable gruyère, des tunnels et des tunnels sont construits dans la montagne. Au début de l’exploitation des minéraux, il suffisait de se baisser pour récupérer de l’argent qui était « à fleur de roche ».

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Vendeuse de coca au village des mineurs

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Equipés nous pénétrons dans l’antre du dragon. A l’intérieur, un bruit infernal, des générateurs qui envoient de l’air comprimé dans les tunnels, et une chaleur à crever. Pas de trains ou d’ascenseur, tout se fait à la main. Les galeries avancent de 40cm par jour, imaginer le temps et le nombre de mains qui ont été nécessaire à la création de ce dédale est vraiment incroyable… Aujourd’hui nous sommes lundi, lendemain d’un dimanche en famille, très souvent arrosé par les mineurs. Du coup nous n’en croisons pas beaucoup, mais ceux que nous voyons nous permettent d’imaginer les dégâts…

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Le plus jeune a aujourd’hui 21 ans, mais en fait bien 30. Il a commencé à travailler dans la mine à 13ans, bien que les textes de lois boliviens interdissent le travail des moins de 18ans. Le plus vieux a réussi à atteindre 40ans, qui est l’espérance de vie d’un minier. Tous ont les joues gonflées par les feuilles de coca qu’ils mastiquent, ça leur permet de mieux respirer, d’oublier la faim et de trouver le travail dans la mine moins pénible.

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Plusieurs postes sont à pourvoir dans la mine : les « chercheurs » de minéraux, armés de perforatrices et de dynamites, les « transporteurs » qui acheminent les minéraux des chercheurs grâce à des wagons qui roulent sur des rails précaires et les « réceptionnistes » qui renvoient les minéraux vers l’extérieur. Le travail se fait en équipe mais ils sont payés individuellement et au rendement. Leur équipement ils se l’offrent, ainsi il n’est pas rare d’apercevoir des miniers mains nues.

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Un autre personnage que nous croisons dans la mine est Tio, le dieu de la mine créé de toutes pièces par les européens. A l’époque des conquistadors, lorsque l’Espagne exploitée les mines, c’étaient les indiens qui descendaient dans les mines. Un jour les indiens se sont rendus compte que l’homme blanc ne descendait jamais dans la mine. Du coup ils ont décidé de ne plus travailler autant. Mais cette attitude se répercuta sur les rendements. Pour ne toujours pas descendre dans la mine et pour forcer les indiens a travailler efficacement, les espagnols ont créé Tio pour les surveiller. Et cela a marché. En plus de reprendre le travail, les miniers effectuent des offrandes chaque jour à Tio : cigarettes, alcool, feuilles de coca, tout ça acheté par leurs soins.

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La mine est gérée par une coopérative. Ainsi, une partie de l’argent de notre visite y sera versée directement. En cas d’accidents, la coopérative aidera la famille du minier pour les frais hospitaliers.

Pendant plus de 4heures nous avons circulé dans ces galeries. Quel plaisir d’en ressortir… Impensable d’imaginer les miniers travailler plus de 8heures par jour dans cet enfer et dans ces conditions… Les visites de la mine de Potosi, un moment fort de notre voyage en Bolivie.

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De retour en ville, nous pensions visiter la casa de la Moneda où était autrefois frappée la monnaie bolivienne et même européenne, mais nous voilà parti explorés la tambouille bolivienne avec nos collègues mineur… On discute encore et encore avec nos nouveaux amis, notamment avec Selim et notre couple d’origine israélienne. Pour nous c’est l’occasion de comprendre un peu plus les israéliens en voyage… Ceux que nous avons rencontrés jusqu’ici ont eu des comportements étranges, mais nous n’avons pas vraiment envie de les cataloguer et de les ranger dans la case malpolis et sans-gêne. Pour eux, les français sont les seuls à être aussi polis (si si, vous avez bien lu !), du moins dans les boutiques françaises les vendeurs sont très polis. En Israël, il est peut commun de se saluer pour le plaisir. Il faut connaître les gens. Autre point important, les israéliens qui voyagent aujourd’hui sont des jeunes qui viennent de finir leur service militaire et voyagent pour la première fois et souvent avec peu d’argent… Du coup ils ne disent pas bonjour, se comportent comme chez eux et sont limite agressifs avec les vendeurs pour obtenir des prix plus bas… D’ailleurs certains aubergistes disposent de quota : pas plus d’un couple israélien en même temps…

Le temps défile toujours aussi vite et pour nous il est déjà l’heure de se diriger vers la gare routière ! La journée fût riche en événements et en rencontres… Tant pis pour la casa de la Moneda !

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Des femmes qui font les travaux de rue…

Et puis c’est parti pour une nouvelle nuit dans le bus, direction la frontière avec l’Argentine… Cette fois, on prend le duvet au cas où !