Posts Tagged ‘16 - Bolivie’

J323 – J’étais sur la route toute la sainte journée… 20 mars

Dimanche, 2 mai, 2010

Et ben le voilà le soleil qu’il nous aurait fallu hier ! Tant pis, nous avons réservé le bus pour Potosi ce soir et ne pouvons plus vraiment nous attarder à Sorata… Dommage le rendez-vous manqué avec la laguna, mais cette pause champêtre nous aura fait le plus grand bien après la grouillante La Paz.

Un délicieux petit-déjeuner au marché et je m’effondre dans le collectivo alors qu’Azziz commence une conversation avec Nelson 5 (five, 5ème du nom), notre steward de luxe ! Ca parle de tout de rien, avec son espagnol de base et hop on passe à la musique ! Nelson 5 découvre la guitare d’Azz ! Vous l’ai-je dis ? Azz s’est offert une superbe guitare à La Paz… Joie dans le cœur et les oreilles ! Du coup, le voilà qui prend la guitare et montre à Azz quelques accords faciles pour qu’il apprenne ! Je me réveille là !

bolivie-route-potosi

Du coup, c’est super ambiance dans le collectivo ! Les gens en redemandent et se dandinent ! Un autre monsieur veut montrer quelques exercices… Du coup la guitare circule et arrive dans les mains de ce monsieur qui se met à chanter vraiment bien ! Bon je finis par l’avouer, je suis contente qu’il l’ait finalement achetée sa guitare, si ça peut nous permettre de nous rapprocher des locaux ! Le trajet passe à vive allure, une nouvelle fois !

On explique au chanteur que nous ne parlons pas espagnol, enfin qu’on ne l’a pas appris à l’école mais qu’on le comprend et qu’il est facile de le lire… Du coup il nous offre un Bible (!!!) pour qu’on puisse s’entrainer ! Adorable ! Un autre monsieur nous explique qu’il faut qu’on retourne la casquette d’Azziz pour récolter de l’argent !

Arrivés à La Paz, on grimpe dans un taxi direction la clinique… Petit problème de santé, Azz crache du sang ! Inquiétant mais pas alarmant ! Le docteur parle plutôt bien anglais, du coup on sort avec un diagnostic, une inflammation des amygdales… Plus de peur que de mal, les mamans pas de soucis, tout va bien !! On récupère les médicaments chez la pharmacienne, on y passe bien trente minutes, le temps de parler de notre périple à cette petite dame ! Un dernier petit tour dans La Paz, enfin plutôt dans un café et nous voilà dans le bus de nuit pour Potosi…

bolivie-route-potosi-1

Hyper confort, hyper agréable… Sauf que… pas de toilettes ! A 2heures du mat’ je me réveille prise d’une bonne envie de toilettes… J’ai de la chance, le bus s’arrête deux minutes après… Je descends et demande au chauffeur qui me montre de la main la ville… En gros débrouilles toi… Cool ! C’est pas comme si j’avais le tout le temps de me trouver des toilettes et comme si à cette heure là tous les cafés étaient ouverts… Et puis je ne sais pas dans quelle ville on est tombés, mais la ville est glauque et il n’y a que des bourrés dehors… C’est donc hyper à l’aise que je fais du porte à porte… Les mecs me regardent bizarrement, j’ai hâte de remonter dans le bus… A noter pour notre prochain transport : des toilettes impérativement dans le bus !

J319 – Ballade dans La Paz et découverte du musée de la Coca - 16 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

Que ça fait du bien de dormir ! Pas de courant d’air gelé et de l’oxygène à volo ! Parfait pour une bonne nuit ! Malgré nos négociations de la veille, nous devons changer de chambre ce matin… Du coup nous perdons la matinée à attendre que notre nouvelle chambre se libère, et bien sûr les jeunes qui occupent la chambre sont pas pressés et dépassent l’heure du check-out ! Du coup Internet nous tient compagnie et quand nous en avons marre, nous filons au restaurant végétarien voisin, pour un Almuerzo digne de ce nom… Pour 25 boles, nous nous servons de crudités, de soupe avec du pain, d’une boisson et d’un dessert… On pensait que c’était tout, mais surprise… Lorsque nous payons, la caissière nous donne un papier pour le segundo, le plat de résistance… Ils sont fous ces boliviens !

Complètement repus, nous gagnons notre nouvelle chambre et faisons une petite sieste… Ouh que la journée risque d’être productive ! On finit par s’extirper du lit pour une petite ballade sur les hauteurs, plus précisément au point de vue kili-kili ! Péniblement, on grimpe dans les rues… Si si l’altitude n’est pas toujours évidente à gérer ! Mais aucuns signes du mal des montagnes ! Et forcément, on se perd, donc un peu plus d’effort pour arriver au sommet ! Mais quelle récompense en arrivant ! La vue est superbe ! On se rend compte de l’immensité de la ville et de sa complexité géographique ! Construite dans une cuvette entre 3200 et 4000 mètres d’altitude, La Paz est la capitale la plus haute du monde… Comment ça capitale ? Et Sucre alors ? Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz la capitale administrative ! Tout autour de La Paz, la cordière Royale ! Même si cette vue est un plaisir pour les yeux, l’exceptionnelle situation géographique de La Paz rend la vie citadine absolument indigeste (surtout pour des étrangers comme nous). Les quartiers les plus riches sont lovés dans la ville basse, contrairement aux quartiers pauvres qui jouissent d’un climat beaucoup plus rudes que les beaux quartiers. Toutes les rues sont en pente, elles grouillent de monde (872 000 habitants) et de voitures. Un épais nuage de pollution enveloppe la ville et un boxon permanent règne… Vivre ici est un calvaire. Chercher l’oxygène un supplice… Marcher dans les rues, une horreur…

bolivie-pano-la-paz

bolivie-pano-la-paz-1

bolivie-pano-la-paz-2

bolivie-pano-la-paz-4

bolivie-pano-la-paz-3

bolivie-pano-la-paz-51Quelques pano de La Paz

bolivie-la-paz-21

bolivie-la-paz-41

Mais nous nous devons bien de découvrir un peu plus en détails la vie, alors c’est partie… Respiration haletante, nous filons sur l’autre colline, vers le marché artisanal … Un peu décevant car très orienté tourisme et un peu petit… Mais on repère quelques belles choses qui nous donne bien envie de dépenser une poignée de boles… Le marché des sorcières, soit nous ne l’avons pas trouvé soit il est vraiment petit… Le marché des sorcières (je crois que j’ai inventé le nom) est plutôt le marché où se vendent les offrandes à la Pachamama. Alcool, petites pierres, confettis, fœtus de lamas, tout y est pour remercier la Terre pour ce qu’elle nous accorde !

bolivie-la-paz1

bolivie-la-paz-81

bolivie-la-paz-10

bolivie-la-paz-9

bolivie-la-paz-14

bolivie-la-paz-11

Hum… des foestus de lama !

bolivie-la-paz-12

bolivie-la-paz-13

bolivie-la-paz-15

Des offrandes au marché des sorcières !

bolivie-la-paz-51

Pleins de bibelots sur le thème de la religion !

La suite de notre ballade nous entraine au musée de la coca, cette plante que les boliviens mâchouillent en permanence ! Un peu petit mais extrêmement instructif, nous passerons encore 2 heures au musée. La première partie du musée nous explique la mastication des feuilles de coca, procédé qui accompagné de bicarbonate, libère la substance apaisante. La seconde partie nous raconte l’exploitation par les pays occidentaux de la feuille de coca. Bien entendu, cela a permis la découverte de nombreux anesthésiants mais malheureusement l’homme blanc a du mal a se contrôler et a réussi à transformer cette feuille en un produit diabolique : la cocaïne ! Bien exploitée par les hommes blancs, de façon légale, aujourd’hui la coca est proclamée par les nations unies comme la cause de la pauvreté en Bolivie et au Pérou. La Bolivie a même été déclarée responsable de la toxicomanie du monde occidental. Ne rappelons pas que Freud a été le précurseur de la cocaïne snifée, que les français ont fabriqué le vin Mariani à base de coca (ce même vin a reçu une médaille du Pape Léon XIII !), que le coca-cola (dont le précurseur est le vin Mariani) était composé de coca jusqu’à 1906 ! (Bizarre qu’aujourd’hui personne ne puisse arrêter d’en boire !). La dernière partie du musée est consacré à la drogue en général.

bolivie-la-paz-61

bolivie-la-paz-71

Je suis claquée aujourd’hui, et peut-être même un peu de mauvais poil ! Ah l’altitude ! Et puis demain on se lève tôt, donc nous filons au lit rapidement avant de briffer François et Nath sur la journée du lendemain !

bolivie-la-paz-16

J318 – Organisation à La Paz - 15 mars

Dimanche, 4 avril, 2010

En pleine nuit je me réveiller… Je respire de la terre, j’ai du mal à trouver de l’air. Le bus s’arrête et j’entends nos voisins parler de Potosi, la ville la plus haute du monde… Visiblement j’ai besoin d’une étape intermédiaire entre Sucre et Potosi ! Je suce un bonbon (parraît-il que ça fait du bien…), on redescend en altitude et je me rendors sans problème ! On a vraiment de la chance avec l’altitude… Ana avait fait des crises d’apnée du sommeil… Nous en sommes loin !

Je me réveille à nouveau : il gèle dans le bus ! On se caille vraiment ! On essaie la position boule, le recroquevillage maximal, mais rien ni fait, je grelotte ! Même mon super drap de Tarabuco ne m’empêchera pas d’avoir froid… Les copains nous avaient pourtant prévenus… Note pour le prochain voyage de nuit : penser au duvet !

bolivie-la-pazPetite mine…

A 5h30, l’assistant du chauffeur ouvre la porte et hurle quelque chose… Je referme les yeux… Beaucoup de gens semblent cependant descendre… Euh, faut peut-être qu’on s’intéresse à la situation… Heureusement d’ailleurs, car nous sommes arrivés à destination avec 1heure d’avance… Qui a osé dire que les bus boliviens ne sont jamais à l’heure ? Allez zou, je suis en tong, parfait pour affronter la fraicheur du petit matin… On file dans un taxi direction l’hôtel des copains… Parfait ils ont réservé une chambre pour nous, ou plutôt un dortoir que l’on modifie en chambre double et rapidement on investi les lieux de notre boxon ! Nath et François sont déjà réveillés, ils partent dans quelques minutes pour le fameux lac Titicaca, avant de nous retrouver à nouveau à La Paz, puis à Sucre et au carnaval de Tarabuco… On papote de ce que l’on pourrait faire ensemble les prochains jours et ils prennent la route… Nous filons nous reposer, nous sommes KO… Mais nous ne dormons même pas, peut-être le fait qu’il y ait du wifi dans l’hôtel !! A midi, nous décidons de sortir de notre état léthargique, et une mauvaise gestion des réservations de l’hôtel va nous en faire sortir plus vite… Soit nous payons les 3 lits de notre chambre, soit nous accueillons un copain de chambrée… Euh, ça ne va clairement pas le faire vu le boxon que nous avons dans notre chambre et vu l’état des comptes en banque… Et donc c’est parti pour la petite embrouille ! Ils n’ont plus de double, ce n’est clairement pas notre problème, surtout que les clients juste après nous ont pris la double de Nath et François… C’est à eux d’assumer… La réceptionniste ne lâche pas le morceau, nous n’ont plus… Elle craque en nous disant de préparer nos affaires, elle est bien décidée à virer le jeune couple installé après nous… Non non, on ne culpabilise pas… Et pusi franchement ça nous soule, il faut ranger tout notre bazar… On a faim nous… Finalement une nana plus réfléchie viendra toquer à la porte pour nous prévenir que le nécessaire a été fait et que nous pouvons donc rester tous les deux sans payer plus… Ouf !

Bien réveillés, nous partons en ville pour trouver à manger et remplir les missions d’organisation des prochains jours… La ville est en cuvette, autour de deux collines, nous sommes donc amenés à monter et descendre régulièrement… Et bien, il en faut de l’énergie, le souffle nous manque… Est-ce la fatigue accumulée ? Je n’arrête pas de me dire que si je me fais faucher mon sac à dos, c’est sûr que je ne courrai pas après le type… Mais les boliviens ne sont pas comme ça et la police à chaque coin de rue est là pour dissuader les plus fous !

Après un bon repas, des légumes, encore et toujours (mais qu’est ce qu’ils sont bons !!) nous étudions les offres de plusieurs prestataires pour réaliser la roue de la mort en VTT ! Je vous en parlerai quand on l’aura faite, sinon vous allez prendre peur ! Puis, plus tard nous tentons de comprendre pourquoi une journée de marche au pied du Huyana Potosi coûte presque le même prix que son ascension en 3 jours… Du coup on renonce à un trek dans les parages… L’organisation est la suivante : demain vadrouille dans La Paz, après-demain la route de la mort en VTT puis dans 3 jours départ pour une ville voisine, Sorata que Pat&Cat nous avaient fortement recommandé pour ses alentours ! Une journée pour planifier tout ça… On ne dirait pas, mais c’est du boulot ! Du coup on rentre et ne sortons que pour manger… Le soir je m’écroulerai, tant pis pour le blog !

bolivie-la-paz-1

bolivie-la-paz-2

bolivie-la-paz-3

bolivie-la-paz-4

bolivie-la-paz-5

bolivie-la-paz-6

bolivie-la-paz-7

bolivie-la-paz-8

J316 – Musée des arts indigènes et football à Sucre - 13 mars

Samedi, 3 avril, 2010

Une bien longue nous attend aujourd’hui ! 2 musées (Non !? Ca les change les jeunes, ce tour du monde) une superbe vue panoramique à la Recoleta, et un match de foot national ! Mais ce n’est pas pour ça que l’on va se réveiller tôt ! Pour commencer on file au marché où l’on s’achète quelques délicieuses viennoiseries pour le petit-déjeuner… Mais qui a dit que l’on mangeait mal dans ce pays ? Enfin nous nous décidons à filer au premier musée, manque de chance… fermé ! Tant pis on se rabat sur le musée des arts indigènes, fortement conseillé par nos copains. Le musée est soutenu par l’association ASUR, qui a pour mission la production artistique et artisanale indigène de haute qualité et sa commercialisation, dans le but de créer, en outre des emplois dans le monde rural. ASUR travaille actuellement avec les paysans de la communauté Jalq’a et de Tarabuco. On estime aujourd’hui que 6.800 personnes (hommes, femmes confondus) bénéficient de ce programme !

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-1

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-2

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-20

Le style Jalq’a

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-21

Le style Tarabuco… 3 à 4 mois de travail pour une oeuvre !

Et bien franchement ce musée est superbe ! Nous découvrons la façon de tisser de ces deux ethnies, l’évolution des motifs et des couleurs à travers les âges, les costumes traditionnels et ceux de fêtes, leur utilisations pour différents rituels…La matinée ne nous suffira pas pour découvrir le musée, nous devons revenir l’après-midi. En attendant, nous profitons du délicieux almuerzo végétarien du snack végétarien voisin, et filons profiter de la superbe vue panoramique de la colline Recoleta… Superbe ! Et que c’est agréable de buller au soleil !! Et puis rebelote, après-midi studieuse au musée ! Nous n’avons pas vraiment le choix d’être studieux, le musée a eu la merveilleuse idée de créer un petit livre (aussi gros qu’un dico) traduisant toutes les légendes de l’exposition !

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-3

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-4

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-5

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-6

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-7

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-8

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-9

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-10

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-11

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-12

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-13

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-14

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-15

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-16

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-17

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-18

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-19

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-22

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-23

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-31

Quelques photos de Sucre

Manque de temps nous ne finirons pas le musée et rejoindrons Mathieu et Roxane à 17heures pour assister à un match national de football ! Les copains arrivent en retard… Ouf s’ils n’étaient pas arrivés nous aurions testé le coiffeur bolivien ! En route, nous voyons de nombreux supporteurs déambulant dans les rues… On imagine l’ambiance explosive ! Sucre joue ce soir !!

Au final, l’ambiance sera assez familiale et calme… Le stade est loin d’être plein et hormis un petit garçon qui demande le changement du 18 en hurlant « cambio 18 », quelques fanfares et pétards, l’ambiance est paisible et bon enfant ! Côté jeu, je ne suis pas la mieux placée pour parler foot, mais certains joueurs semblent avoir du sang italien et se roule par terre en hurlant jusqu’à la mort ! Un des joueurs sortira pour blessure mais rentrera juste pour frapper le coup franc et marquer le but ! A la fin du temps réglementaire, Sucre remporte la partie 3 à 2… Les joueurs sont acclamés et l’arbitre est sifflé pour avoir trop sanctionné de cartons jaunes l’équipe de Sucre… Du coup les CRS boliviens le protège pour sa sortie du terrain !

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-24

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-25

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-26

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-27

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-28

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-29

bolivie-sucre-musee-arts-indigenes-30

Conclusion de cette journée, on est complètement fan de Sucre ! Petite ville (qui est quand même la capitale du pays ! (contrairement à La Paz qui est le siège du gouvernement)) aux murs blancs où il est vraiment agréable de flâner… Je serai bien restée plus longtemps pour buller, mais le voyage reprend !

J315 – Petit ballade dans la charmante ville de Sucre - 12 mars

Vendredi, 26 mars, 2010

Et alors, ce bus local de chez local ? Pas si mal je dois dire ! De toute façon on était trop fatigué pour se rendre compte de quoi que ce soit ! Mais nous sommes entiers et à priori rien ne manque ! Vers 6heures, nous sommes réveillés et regardons par la fenêtre les paysages montagneux défilés sous nos yeux. Nous traversons des petits villages de rien du tout. Les maisons sont soit non finies, ou au contraire disposent d’uns piscine. Le contraste est incroyable. La végétation est beaucoup plus timide que dans les missions jésuites. C’est beaucoup plus sec et sauvage ici.

3 heures plus tard nous débarquons à la gare routière de Sucre. Ca grouille de monde ! Avec impatience nous attendons devant la soute à bagages… Et comme un magicien sortant un lapin de son chapeau, le jeune bolivien attribué à la distribution des bagages nous sort nos 4 sacs à dos… Le mien sent fortement l’essence et est particulièrement cradouille, mais je crois bien que je n’ai jamais été aussi heureuse de le retrouver… Quelle perte de temps s’il avait fallu tout racheter… Pendant que François téléphone une nouvelle fois à la loueuse de 4×4, nous nous renseignons auprès du centre d’informations touristiques pour obtenir une carte et surtout pour savoir quel est le véritable prix pour une course de taxi d’ici au centre ville… Faudrait pas qu’on se fasse avoir tout de même ! La nana, qui allaite pendant que je lui parle ne comprend pas grand-chose à mon espagnol. Elle passe un coup de fil et me demande d’attendre… Un flic débarque… Gloups, j’ai raté quelques choses là ! Pas d’inquiétude il s’agit de la police touristique et il est prêt à nous donner un coup de main ! Il nous donne une carte et nous indique les hébergements pas chers du coin ! Puis nous donne le prix de la course, en disant que l’on peut businesser, et surtout nous explique qu’il faut se méfier des faux policiers ! Hyper sympa, il veut même nous accompagner jusqu’au taxi ! Mais on attend François !

Finalement le taxi nous déposera dans une pseudo agence pour déposer les clés de la fameuse voiture, puis sur la place centrale ! François et moi partons à la recherche d’un hébergement pas cher, hyper clean, avec Internet, et pas loin du centre ville ! Rien que ça ! Mais on trouvera ! Une fois installés, c’est chacun de son côté ! Les copains sont dotés d’une énergie absolument phénoménale ! Nous bullons un peu avant de sortir ! En sortant manger une pizza, nous tombons sur un drôle de type, qui visiblement a besoin de parler… Sa copine est une péruvienne assez porté sur la cocaïne. Malheureusement pas la feuille de coca… Et lui est aussi porté drogue. Bref le type, un pseudo photographe, nous raconte donc ses vacances dans les rues de lima gentiment prolongées par l’état (ah le RMI…). Pour combler son manque, il a trainé dans des coins pas très touristiques, à des heures tardives, et bien entendu il en a vu et entendu de toutes les couleurs. Un peu lâche, il a souvent couru et abandonné l’amour de sa vie pour sauver sa peau. Il faut bien avouer que l’amour de sa vie n’est pas un sainte, camée jusqu’à la moelle, elle peut l’entraîner n’importe où pour quelques grammes et quelques instants de plaisir. La belle le fait tourner en bourrique, lui raide dingue la suit et lui excuse tout. Il vient de se faire tabasser par une bande d’anglais que la miss suivait. Il a finit par sortir la machette (qui lui permet de découper un space cactus… si si visiblement ça existe…) ce qui les a fait fuir a triple galop… Bref une rencontre assez inattendue un peu dérangeante mais intéressante mine de rien… Ce n’est certainement pas nous qui allons trainer à la recherche de drogues, et nous raconter cette vie de drogué dans la rue à quelques choses de fascinant… Nous sommes conviés à goûter de son cher cactus, mais sans façon !


bolivie-sucre-11

bolivie-sucre-21

bolivie-sucre-31

bolivie-sucre-41
bolivie-sucre-71

bolivie-sucre-40

bolivie-sucre-45

Bien rassasié nous partons sur le marché ! Un marché comme on les aime, plein de vie, de couleurs, d’odeurs, d’authenticité. Ca sent l’Asie mes amis… Nous achetons quelques fruits dont une grenade et un fruit que nous avions loupé en Asie ! Jamais nous n’aurions cru en voir ici ! Puis on flâne dans le marché… Cette simplicité, ces gens souriants, ces couleurs, ces odeurs (pas toujours faciles à supporter) nous font revivre… On se sent bien !

bolivie-sucre-9

bolivie-sucre-111

bolivie-sucre-35

bolivie-sucre-19

bolivie-sucre-23

bolivie-sucre-16

bolivie-sucre-13

bolivie-sucre-15

bolivie-sucre-24 width=

bolivie-sucre-18

bolivie-sucre-211

bolivie-sucre-22

bolivie-sucre-25

bolivie-sucre-26

bolivie-sucre-27

bolivie-sucre-311

bolivie-sucre-33

bolivie-sucre-37

bolivie-sucre-38

Les courses déposées, on repart sur la grande place où l’on trouve un musée fermé… Demain peut-être ! Nous trouvons un peu plus loin l’église de la Merced. Rien de particulier à l’intérieur, mais la terrasse supérieure offre une superbe vue panoramique sur la ville… Superbe ! On en profite pour faire les guignols, bien sûr !

bolivie-sucre-pano11

bolivie-sucre-98

bolivie-sucre-57

bolivie-sucre-58

bolivie-sucre-59

bolivie-sucre-60

bolivie-sucre-61

bolivie-sucre-80

bolivie-sucre-82

bolivie-sucre-83

bolivie-sucre-89

bolivie-sucre-90

bolivie-sucre-92

bolivie-sucre-97

Le soirée qui devait être tranquille, du moins repas maison et dodo, est complètement chamboulée. Nath et François ont retrouvé deux copains québécois, Roxane et Mathieu, et ont surtout entendu parler d’un concert gratuit ! On y file ! Effectivement c’est gratuit et c’est superbe ! Il y a une bonne dizaine d’instruments de musique : guitares, flutes de pan, triangle et j’en passe ! Quelques chanteurs à la voix imposante dont un au charisme fou ! Les boliviens participent au show, on les sent comme possédés ! On passe un excellent moment, mais à 22heures, c’est fini, tout le monde au lit ! Nous suivrons l’exemple bolivien, les copains filent au bar voisin… Une énergie de fou !!

bolivie-sucre-107

bolivie-sucre-110